RALES MUQUEUX ; SOUS-CRÉPITANT ET CRÉPITANT
parchemin plié entre les doigts. Il est trés probable que cette particularité tient à la viscosité plus grande des matières contenues dans l’intérieur des cavernes, ce 13° Le râle muqueux ou râle bronchique humide s'entend | foutes les fois que les liquides se rassemblent dans des voies moins considérables, comme le sont les bronches du premier ordre. L’oreille appliquée sur les parois de là poitrine distingue non seulement le calibre des tuyaux, dans lesquels se forme le son, mais encore la consistance des sécrétions. Ce râle accompagne fréquemment les catarrhes avec sécrétion muqueuse : l'oreille reconnait que ces liquides se laissent abaisser et soulever par le passage de l'air, et que les bulles qu'ils forment avec ce dernier ne se rompent qu'après avoir acquis un volume assez considérable.
14 Si à quelques bulles de ce râle sont ajoutés ceux que Nous Connaissons sous le nom de réle sibilant et de râle sonore grave, la réunion de ces bruits aura beaucoup de ressemblance avec le roucoulement des tourterelles, des pigeons, Ou Les cris de différents oiseaux.
45° Si ce sont les bronches d’un ordre secondaire qui sécrétent les liquides, l'air, en traversant ces vaisseaux d’un calibre moins considérable, rendra un bruit un peu différent, appelé rale sous-crépitant. La crépitation qui caractérise ce bruit résulte de la rupture de bulles d’un volume approchant celui des grosses perles.
16° Si c’est danses vésicules qu'a lieu la sécrétion morbide, comme dans une pneumonie au premier degré, où les vésicules pulmonaires enflammées exhalent une matière sérosanguinolente et visqueuse, l'air, en pénétrant cette matière pendant Finspiration , y forme des bulles dont le nombre est proportionné à celui des vésicules enflammées, et dont la rupture est accompagnée d’une crépitation analogue à celle que produit l’ébullition, d’un corps gras ou la décrépitation du
sel sur les charbons ardents : c’est le râle crépitant. Un des caractères qui distinguent le râle crépitant du râle muqueux avec lequel il pourrait être quelquefois cohfondu, c’est que les bulles du râle crépitant sont toutes égales, comme les cavités des vésicules où elles se forment, tandis que, dans Vautre râle, la grosseur des builes peut beaucoup varier.
Dance dit que ce bruit ne s'entend que pendant I In SPAS
tion, Ge fait provient, selon nous, de ce que la maliére vis-