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FHÉORIE DE M. ROUANET

jeu, les valvules auriculo-ventriculaires réunissent les condi«

tions les plus favorables à la production du bruit. Elles sont minces, résistantes, inextensibles; elles passent, en un instant, de la flaccidité la plus compléte à une distension subite et violente, résultat de l'expulsion du sang et de la tension des nombreux tendons qui, de leur bord, ou de leur face ventriculaire , vont s'attacher au sommet de plusieurs colonnes charnues. Par conséquent, soit que nous considérions dans les valvules une surface qui va brusquement heurter contre une

autre surface, soit que nous y voyions une membrane émi- |

nemment sonore soumise à une tension forte et instantanée, nous serons forcés de convenir que là il y a un bruit perceptible à l'oreille. »

L'exposition de la théorie de M. Rouanet, disons-le, est la |

meilleure réfutation qu’on puisse donner des théories précé-

dentes.

. En effet, de tous les mouvements qui se passent dans le jeu

du cœur, le mouvement valvulaire est, sans contredit, aussi

propre à produire un bruit qu'aucun des éléments invoqués

précédemment.

Ce fait est prouvé, et par les expériences de M. Rouanet, et

par celles que nous faisons chaque jôur avec les pompes hy-

drauliques ou pneumatiques, dont le jeu offre tant d'analogie avec le fonctionnement du cœur.

D'un autre côté, la nature particulière de ces bruits les

rapproche tellement du claquement des soupapes de diverses

machines, que Laënnec, dont l'opinion ne peut être suspecte |

ici, a comparé l’un d’eux au bruit de soupape d'un soufflet.

Au contraire, niles contractions et les dilatations muscu- |

laires , ni l’afflux du sang des oreillettes dans les ventricules et Le frottement de l’onde sanguine contre les parois des gros

vaisseaux, ni la collision moléculaire, ni la percussion de la |

pointe, ou de la base du cœur contre les parois de la poitrine,

toutes ces circonstances fussent-elles propres à engendrer | des bruits, ne produiraient pas le double claquement des val: |

vules ou le tic-tac du cœur.

Mais la physiologie pathologique du cœur ne vient-elle pas | nous donner une preuve directe et irrécusable du bruit val= | vulaire? Nous lisons dans M. Bouillaud : «Tant que les val- !

vules peuvent librement et pleinement jouer, quelles que soient les maladies du cœur, elles ne sont point accompai

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