‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 190 sur 240 · HÉMOPTYSIE · texte numérisé non relu

HÉMOPTYSIE

ensuite, après une expectoration copieuse, le souffle caverneux et la pectoriloquie, et rend à la percussion ie bruit de pot fêle.

Si la caverne trés considérable occupe un lobe pulmonaire presque en totalité, l’auscultation des voies aériennes fera découvrir La respiration amphorique, et souvent lorsqu'il Y a en même temps des liquides, on entendra pendant la respiration la toux et la parole, le tintement métallique.

Ces deux derniers bruits s’entendront encore plus distinctement si la caverne se rompt dans la cavité des plèvres. En outre la percussion pourra distinguer la quantité du gaz et du liquide contenu alors dans cette cavité; c’est dans ce cas aussi qu'on entendra ce flot de liquide par la succussion hippocratique.

E. Hémoptysie.— Le sang sorti de la bouche peut provenir

de sources différentes. Mais on a réservé le nom d’hémoptysie .

au crachement de sang qui provient de l'exhalation hémor-

rhagique de la membrane muqueuse des bronches et des vé-

sicules pulmonaires. |

Le sang exhalé dans les bronches subit un déplacement pendant le passage de l'air, el permet d'entendre le râle muqueux.

Si le siége del’hémorrhagie a lieu dans les vésicules pulmopaires, ou si le sang exhalé dans les bronches tombe dans ces organes, le plus souvent il s’y transforme en eaillots solides qui obstruent les cavités des vésicules et empêchent l'entrée de Pair.

C’est à cette derniére forme de lhémorrhagie des voies aériennes que Laënnec a donné le nom d'apoplexie pulmonaîre.

D'aprés ce que nous avons dit dans la premiére partie de cet ouvrage, la percussion donnera un son mat dans l'endroit correspondant à l’engorgementapoplectique. L’oreille pourra y reconnaître le souffle bronchique et un léger retentissement de la voix. et tout autour, un 1 4!e muqueux provenant du déplacement de sangliquide contenu dansles bronches voisines.

F. OE dème de poumon. — Laënnec à donné ce nom à l'infiltration de sérosité dans les vésicules pulmonaires. D'après l'auteur de l'Auscaltation, cette affection est rarement idiopathique ; le plus souvent elle coïncide avec les hydropisies de différentes cavités, survient quelquefois après les péri-

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