AFFECTIONS ORGANIQUES DU COEUR
pondante à de fausses membranes, on sent, dans beaucoup de cas, un léger frémissement.
Mais comme le même cas s’observe aussi assez souvent dans les affections des valvules , sa présence ne peut plus servir de caractère distinctif entre ces deux affections.
Cependant, ce frémissement sera assez étendu dans les lésions des valvules, tandis qu’il sera circonscrit à l'endroit correspondant à la fausse membrane dans la péricardite.
M. Piorry ( Traité de diagnostic, p. 4690; croit qu’on pourait regarder le souffle comme signe d’une coarctation dun orifice, lorsqu'il est manifeste, lorsqu'il persiste aprés les saignées, lorsqu'on l’observe long-temps de suite. Mais ces caractéres ne sont pour nous d'aucune valeur. Combien de fois n’avons-nous pas reconnu du bruit de souffle manifeste, qui persistait, qui augmentait même à mesure qu’on répétait des saignées, et pourtant il n’y avait là aucune coarctation des orifices. Le cœur de ces malades était sain, mais d’autres affections ayant exigé des émissions sanguines abondantes, ee mode de traitement eut pour résultat Fanémie, cause véritable du bruit de soufflet qui devenait de plus en plus prononcé à mesure que les causes de l’anémie se répétaient plus souvent.
B. Affections du cœur — Aprés avoir passé en revue Îles signes d’auscultation et de percussion que le centre circulatoire offre à observer, soit dans l’état normal, soit dans Pétat anormal, et, indiqué, pour l'explication de leur mécanisme, les lésions organiques avec lesquelles ces signes coïncident , il nous resterait encore à suivre chaque maladie dans sa marche et à assigner à chacune de ses périodes, ou de ses différentes phases, les modifications correspondantes des signes primitifs, ainsi que nous l’avons fait pour les autres organes.
Mais d’an côté, parmi les divers phénomènes que nous avons spécifiés sous le nom de bruits de souffle, de soufflet, de scie, de râpe, etc., le même signe n'appartient pas tou- | jours à la même lésion, et, d’un autre côté, plusieurs affec- ‘tions du cœur ont à peu près la même marche, et n'offrent pas beaucoup de mobilité dans les signes physiques qui les àaccompagnent,
Par exemple, nous avons dit précédemment que l'hypertrophie avec dilatation des ventricules donne lieu à une matité plus considérable dans la région précordiale, et fait