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AFFECTIONS ORGANIQUES DU COEUR

augmenter le choc du cœur. Avons-nous besoin de consacrer un chapitre particulier à cette affection pour dire que ces signes diminueront de force et d’étendue à mesure que le cœur revient à son état normal ?

Ainsi donc, au lieu de suivre la maladie pas à pas, et d'en décrire les signes successifs , voici le terme de la question que nous devons nous proposer de résoudre. Un bruit anormal ayänt été entendu, déterminer, et par ce qu'il peut avoir de spécial en lui-méme, et par les autres circonstances qui l'accompagnent , à quelle lésion du cœur il correspond ; s’il est l'effet d’un rétrécissement des orifices du cœur, ou de quelque lésion de valvules, ou de la dilatation des orifices et du reflux du sang des ventricules dans les oreillettes, ou enfin, d’une lésion quelconque que nous avons décrite pose les causes de bruit de soufflet ?

Cette question n’est pas sans difficulté, et le plus souvent pour la résoudre on sera forcé de procéder par voie d’exclusion. Nous avons rapporté dans notre Manuel d’auscultation et de percussion l'exemple d’une jeune fille de vingt ans présentantune constitution étiolée, une teinte de cire particuliére aux individus chlorotiques. Cette malade éprouvait fréquemment des palpitations de cœur, des étouffements ; et, depuis quelque temps, l’'œdème des malléoles se présentait. vers le soir. L'examen du cœur offrait une matité plus considérable qu’à l’état normal; on y distinguait très bien le bruit de souffle

“pendant les contractions des ventricules.

A quel genre d'affection étaient dus ces symptômes? était-ce la chlorose, était-ce une lésion organique des orifices ou des Valvules qui leur donnaient naissance ?

Le médecin ordinaire de la malade embrassa la derniére opinion, qui nous parut de prime-abord hors de doute. Mais ensuite la malade passa sous l'examen de M. Bouillaud. Ce célébre observateur nous dit avoir affaire à la chlorose.

En effet, s’il est vrai que les symptômes observés étaient |

propres aux lésions des valvules, ou des orifices du cœur, les antécédents, l’âge et ia constitution de la malade s’opposaient à cette maniére de voir.

D'un autre côté, le bruit de souffle s’entend aussi trés souvent chez les chlorotiques.

L'œdème des malléoles est un signe caractéristique d’un obstacle à la circulation; mais chez les chlorotiques dont le

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