‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 195 sur 240 · ANÉVRISME DU COEUR · texte numérisé non relu

ANÉVRISME DU COEUR

seulement pour découvrir quelques complications, telles que l'hypertrophie , qui a été observée six fois sur dix-sept cas rapportés par M. Ollivier. (Loco citato.)

E. Nous ne sommes pas plus avancés dans le diagnostic du ramollissement du cœur. Si, dans le cours d’une affection aiguë de cet organe,les battements tumultueux, forts et superficiels, devenaient rapidement faibles, presque insensibles, sans qu’on puisse attribuer ce changement à la présence d’éparchement dans le péricarde, on ne pourrait encore à la rigueur, comme l'a déjà observé Laënnec, que présumer cette terminaison de l’inflammation du tissu du cœur.

F. Quoique M. Chomel ne nous paraît pas être éloigné de vouloir révoquer en doute l'existence de l’atrophie accidentelle du cœur, les faits de ce genre qui ont été consignés par les auteurs, et surtout par M. Bouillaud , ne nous permettent pas d’exclure cet état pathologique du cadre des affections da cœur, et nous engagent à en dire quelques mots.

Ce qui a pu surtout inspirer à M. Chomel une idée erronée sur ia fréquence de l’atrophie du cœur, c’est le peu. de soin avec lequel des médecins, d’ailleurs de beaucoup de mérite, se livrent à l'étude anatomique de cet organe. Souvent, en effet, il suffit que cet organe ait un volume un peu au-dessus de celui que l’on croit normal pour écarter toute idée d’atrophie, comme si le cœur atrophié ne pouvait pas être distendu par des caillots sanguins, et acquérir par là un volume considérable.

Les dimensions normales du cœur nous étant bien connues depuis les travaux de M. Bouillaud, les ayant présentes à l'esprit, nous pouvons facilement éviter les erreurs dont il n était pas aussi aisé de se garantir auparavant.

Absence de matité précordiale, ou au moins la grande diminution de son étendue, bruits faibles, et impulsion peu sensible et trés circonscrite , voilà quels sont les signes au moyen desquels on pourra diagnostiquer, d'aprés le savant professeur de la Charité, l’'atrophie du cœur. F3

G. Peut-on reconnaître au moyen de l'auscultation une lésion organique du cœur qui consiste dans la persistance du trou de Botal? Laënnec n’a entendu aucun bruit anormal chez un malade qui avait le trou de Botal conservé, et il dit que les deux ventricules se contractant simultanément etétant pleins,

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