PROPRIÉTÉS CHIMIQUES DE IA BILE
d'aprés M. Donné on ne doit pas tenir compte d’un léger
degré d'acidité qui disparaît au bout de trés peu de temps. M. Piorry pense peut-être, non sans raison, qu’il serait
plus convenable d'introduire dans ce genre de recherches le
papier sous la langue ou sur ia membrane muqueuse des :
joues, vu que la salive s’y accumule en plus grande, abondance.
Bile. — En nous occupant de l'inspection nous n’en avons fait aucune application à la bile, vu qu’il est rare que l'on puisse examiner ce liquide pendant la vie dans toute sa pureté:
cependant on peut, jusqu’à un certain point, l’examiner phy- ! siquement , ou par les réactifs chimiques, lorsqu'il fait partie ?
des vomissements, ou de la diarrhée.
Quelquefois on a vu la bile pendant Ja vie être blanchâtre et aqueuse , comme l’a vu M. Andral sur les cadavres ; cela s’observe surtout dans la cyrrhose, l’atrophie du foie, etc.
L'analyse chimique dela bile à l’état normal n’est pas encore
assez perfectionnée pour qu’on puisse en rien déduire sur la : composition morbide et sur lanature des affections.On ne pos- } séde aujourd'hui que quelques données insuffisantes sur les ! altérations chimiques de ce liquide; c’est ainsi que M.Orfilaa | trouvé plus de résine qu’à l'ordinaire dans la bile d'individus : morts de fiévre blieuse grave ; M. Thénard a observé de son ! côté la diminution de ce principe dans la bile des foies gras; ! M. Chevalier a constaté la présence de picromel dans la bile ! d'une femme tuberculeuse; tous ces faits cependant sont, encore trop pey nombreux pour qu'on les prerne pour des ! guides certains dans le diagnostic des maladies L'étude de ! la composition chimique de la bile à l’état sain et dans les ! différentes maladies , constitue une mine aussi riche en faits ! qu’en gloire; ses altérations doivent être assez nombreuses !
si l’on juge d’aprés quelques cas rapportés par les auteurs où ! les propriétés irritantes de ce liquide ont été mises hors de! doute. |
Ainsi il est démontré aujourd’hui, par les expériences, que! les différentes biles, prises sur les cadavres après des mala-| dies différentes, n’ont pas toujours eu une action semblable! sur les animaux vivants qui servaient aux expérienees. Sur! quelques uns la bile ne produisait aucun mauvais effet; sur! d’autres elle provoquait une irritation légère : sur d'autres, enfin, elle donnait lieu à des troubles assez graves. Tout le!