PROPRIÉTÉS CHIMIQUES DU SANC
le dernier y a découvert aussi un principe particulier qu'il a nommé scrotine.
« Ainsi donc , comme le dit M. Andral dans les analyses du
sang, beaucoup trop peu nombreuses, qui ont été faites jus-
qu’à présent, l’on est cependant arrivé à ce résultat remarquable , savoir : que l’on a retrouvé dans le sang les éléments de la plupart des organes, et d’un certain nombre de liquides de sécrétion (4). »
Ilest trés probable que tous les éléments du sang peuvent
| présenter des anomalies; ta chimie n’en peut pourtant décou-
vrir que quelques unes d’entre elles.
D’aprés quelques auteurs la quantité relative d’albumine et de fibrine peut varier considérablement chez les différents
| individus, et surtout dans Îles différentes maladies. Ainsi,, d’après les recherches du docteur Traille, et d’autres plus | récentes de M. Gendrin , le sérum du sang contiendrait dans
les inflammations deux fois autant d'albumine qu’à l'état normal. D’autres médecins disent au contraire que la quan-
| tité relative de ce principe reste à peu près la même, n’im-
porte quel soit l'état du sang. C’est ainsi qu'il résulte des expériences de M. Denis qui à fait l'analyse du sang de soixante-quinze individus malades et bien portants de différents sexe, âge et constitution que la quantité relative de l’albumine du sang varie à peine dans les divers individus ;
| qu’elle forme ordinairement les 5 ou 6 centièmes de Ia masse
du liquide; que quelquefois elle s’y éléve jusqu'à 6,84, et que sa quantité absolue augmente ou diminue selon l’augmentation ou la diminution de la masse totale du sang (2).
M. Denis rapporte qu’un sujet chez lequell'alimentation fut presque suspendue , présenta le sang trés aqueux , fort peu riche en matière colorante ; son albumine formait les 6 centiémes de la masse. Un second était bien nourri; son sang fournit peu d’eau, beaucoup de matière colorante , et l’albumine, comme le précédent, formait les 6 centièmes dela , masse ; seulement la masse étant ici plus considérable, la quantité absolue d’albumine devait être aussi plus considérable.
M. André Robin a cherché à vérifier ces mêmes expérien-
(1) Précis d’anat, path., tom. 1, (2) Recherches expérimentales sur le sang hurmarn.