DOULEUR DE LA PÉRITONITE
l'intestin, Les résultats de la pression sur les douleurs des intestins sont tellement variables qu’il est impossible d’en tirer quelques conclusions exclusives sur le siége et la nature de l'affection. Dans une tympanite, ou dans la distension des intestins par les gaz, une pression légère peut produire une douleur si vive qu'on pourrait croire à la présence d’une péritonite. Les affections de l’utérus, et surtout l’engorgement de cet organe; la présence des caïllots dans l'utérus après l’accouchement donnent aussi lieu aux coliques. Mais il est facile de distinguer les deux cas : dans les coliques des intestins, la douleur parcourt leur trajet depuis le cœcum jusqu’à la partie inférieure du colon, et on ne l’observe pas au-delà des limites du grosintestin. L’inflammation de l’intestin grêle , comme l’ont déjà remarqué MM. Petit et Serres, et plus tard MM. Broussais et Bouillaud, et comme nous l’avons observé trés souvent, est ordinairement peu douloureuse, la douleur ne s’y réveille que par une pression assez forte. Dans la colite, au contraire, elle est excitée ordinairement par une pression assez légère.
La paroi abdominale peut devenir généralement doulou- : reuse , et la douleur peut être vive au point de rendre insupportable, au moins quelquefois, le poids de la couverture, des calaplasmes, etc. Cette intensité des douleurs, jointe à leur assez grande étendue et le caractère d’être trés'superficielles, indique la péritonite et le rhumatisme des parois du ventre. Dans la péritonite, on observe ordinairement en même temps des vomissements et une fièvre très prononcée. Dans le rKumatisme, la fièvre est à peine marquée, les vomissements n'existent pas, ou sont très rares; en outre, il y a un caractére particulier à cette affection, c’est que le tronc est incliné légèrement en avant par les douleurs , et qu’il est impossible au malade de se redresser. Lorsque la péritonite passe à l’état chronique, l'intensité des douleurs diminue.
Un endolorissement des parois abdominales, superficiel et primitivement chronique, indique presque toujours l’affection tuberculeuse du péritoine qui précéde souvent les signes sensibles des tubercules dans les poumons. Cet endolorissement, survenant dans le cours de l'affection tuberculeuse, i indique encore la même lésion.
Quelquelois, au milieu du calme, il survient tout d’un coup dans la phthisie.tuberculeuse ou dans l’entéro-mésentérite