DOULEURS HÉPATIQUES
typhoïde des douleurs extrémement vives et superficielles ; elles indiquent alors la péritonite occasionnée trés souvent par la rupture des intestins ulcérés.
La méme chose peut arriver après la rupture des intestins par les matiéres fécales, aprés la rupture des différentes tumeurs du foie, et surtout celles qui contiennent la bile, les hydatides, le pus, etc. Toutes ces matiéres, épanchées dans la cavité du péritoine, donnent lieu à l'inflammation de cette membrane.
Les affections du foie s'accompagnent quelquefois de la douleur. Pour dire qu’elle appartient au foie il faut qu’elle se présente sur un point occupé par cel organe, et que tous les autres tissus environnants qui se trouveni dans la même région soient sains. La douleur passe par tous les degrés dans les affections du foie, depuis une simple pesanteur qui s’observe surtout dans Îles cas de l'augmentation de volume de cet organe, jusqu'aux douleurs lancinantes et déchirantes. Dans l'hépatite aiguë la douleur est assez vi76, surtout si l’inflammation occupe la face convexe du foie. Elle se manifeste alors dans l’hypocondre droit , est exaspérée par la pression , et quelquefois elle est accompagnée de pulsations, surtout lorsqu'il se forme un abcés. Dans les affections chroniques il ya, en général, un endolorissement dans tout le trajet de la ceinture diaphragmatique, mais rarement une véritable douleur ; souvent même ; il arrive de constater (surtout chez les vieillards), à l’autopsie, une ancienne affection du foie. sans que les malades s’en soient jamais plaints pendant la vie.
Des douleurs extrémement vives parcourent quelquefois la région du foie, et leur disparition est suivie de l'expulsion des calculs biliaires. C’est une variété de colique hépatique. La douleur dépend probablement alors du passage des calculs par les canaux biliaires.
Au lieu de se présenter sur Ja région du foie, elle peut, dans
les affections de cetorgane, occuper un point plus ou moins éloigné. C’est l'épaule droite qui est, d’après quelques auteurs, le siége le plus fréquent de ces douleurs sympathiques. Cependant M. Angral dit n'avoir que rarement constaté cette particularité, M. Piorry ne l’a observée que quatre fois sur trente-huit différentes affections de foie.
Au lieu d'être générale, la douleur d'une affection du foie
peut être partielle ; elle occupe alors surtout l'épigastre, où la