POINT DE COTÉ
Percussion constate, dans ce cas, le lobe gauche de l'organe Sécréteur de la bile.
Les affections de la rate s’'accompagnent rarement d’une douleur vive; cela ne s'observe à un degré assez prononcé que dans les affections de cet organe , dués aux causes traumaliques. Dans les fiévres d'accés il arrive quelquefois de réncontrer la douleur dans une assez grande élendue occupée par la rale, et devenir plus circonscrite aprés Pemploi du sulfate de quinine, Le plus souvent, au lieu de douleurs, les malades ressentent seulement une pesanteur, à moins, ce qui arrive quelquefois lorsque l'affection fait des progrès, que le périloine d’alentour ne soit en même temps enflammé.
De toutes les affections aiguës des organes respiratoires il n’y à que la pleurésie qui soit, à proprement parler, accom- Pagnée de douleurs. Dans la bronchite les malades ne ressentent qu'une chaleur interne et une gêne; il en est de méme encore dans la bronchite chronique. Il arrive quelquefois, lorsque cette affection donne lieu à l’obstruction ou au rélrécissement d’une bronche, que les malades indiquent bien l'endroit affecté, d’après la sensation de l’obstacle.
La pneumonie seule n’est pas non plus douloureuse, et si elle l’est souvent, c'est qu'elle est presque toujours accompa- &aée de l’inflammation de la plévre. |
La douleur est pongitive dans Ja pleurésie. On la connait ordinairement sous le nom de point de côté. Elle est ressentie le plus souvent au-dessous et un peu en dehors du sein. Plus rarement elle s’observe entre les deux épaules ; au-dessous des clavicules, etc. Trés rarement, au lieu d’étre circonscrite, elle offre une certaine étendue,
Les pleurésies latentes ou indolentes sont celles dans lesquelles l'inflammation se borne au feuillet pulmonaire de Ja plévre. La douleur de Ja pleurésie se distingue de la douleur rhumatismale des parois thoraciques connue sous le nom de pleurodynie, par l'étendue plus grande dans cette derniére, par sa présence tant sur les côtes que dans les espaces intercostaux , et par l'absence de fièvre, tandis que dans la pleurésie le mouvement fébrile est prononcé.
Dans le cours des tubercules pulmonaires les malades ressentent souvent des points de côté sur les différentes parties; cela est dû au développement de pleurésies partielles inter-
ANGINE DE POITRINE. do
eùrréntes. Une douleur pleurétique vive survenant tout d'un coup dans la phthisie tuberculeuse etaccompagnée de dyspnée trés grande, indique le plus souvent la rupture d’une caverne dans la cavité de la plévre.
Dans l’angine de poitrine la douleur est extrémement vivé dans la région précordiale, et elle se manifeste d'abord au milieu d'une santé en apparence parfaite. Cette douleur, accompagnée de la sensation d’une constriction dans la poitrine, se calme avec le repos. Cette attaque se renouvelle au bout d’un certain temps, et plus la maladie est ancienne, plus les attaques deviennent rapprochées, et plus la maladie devient intense : la constriction de la poitrine devient si douloureuse qu’il semble aux malades qu’on leur arrache la chair ; elle se propage en irradiant de la région précordiale au bras, et même jusqu'aux extrémités des doigts du membre gauche, quelquefois jusqu’à l’ombilic; d’autres fois les deux membres supérieurs sont lancés par la douleur. Il arrive encore de la voir remonter de la région péricordiale à la face, à la mâchoire, aux oreilles, etc. Enfin, quelquefois, au lieu de
“suivre cette marche descendante, elle commence sur les différentes parties que nous venons d'indiquer et se concentre dans la région précordiaie. Au milieu de ces troubles de la sensibilité, la respiration se fait librement, il n’y a pas de fièvre, etil est rare qu’il y ait des palpitations. A la douleur succéde un léger engourdissement, et dans les intervalles des accés les malades se portent bien, à moins que les accés ne soient très forts, car alors ils sont agités par un tremblement général. L’angine de poitrine a une issue presque toujours faneste.
Des affections du cœur il n’y a que la péricardite qui s’accompagne quelquefois de la douleur, et surtout, comme l’a remarqué M. Bouillaud, lorsque son feuillet pariétal est enflammé.
Les affections organiques du cœur lui-même ne sont accompagnées d’autres douleurs que de celles que produisent les battements accélérés d’un cœur volumineux.
Les affections des reins, méme les affections très pronon- | cées, ne s’accompagnent quelquefois d'aucune douleur; d’autres fois , au contraire, elles se traduisent par une douleur dans les lombes, dans la région occupée par ces organes. | On peut assez facilement confondre avec les douleurs appar- ?