ANESTHÉSIE
mières fausses côtes jusqu’au pli de l’aine antérièurement, et à la moitié du muscle grand fessier: d’anesthésie de toute la surface de la peau avec l’aphonie,sans cause apparente: d'anesthésie occupant les différentes parties des deux moitiés du corps, et les envahissant successivement. La cause présumée était les chagrins.
Dans toutes ces observations la motilité était intacte, excepté un Cas, où il y avait la paralysie des mouvements d’un côté, et l'anesthésie de l’autre. La sensibilité était, comme nous avons dit, plus ou moins éteinte dans toutes les parties affectées, Voici comment s’exprimaità cet égard un de ces malades dont M. 0’ Brien rapporte l'observation : «Le manque de sensibilité a augmenté graduellement ; de mes jambes il s’est étendu
aux mains et aux bras; la peau du front et de latéte est aussi
insensible : je ne sens qu'avec la bouche, c’est-à-dire que je ne puis dire si ce que je touche est froid ou chaud, rude ou doux. En général, je remplis mes fonctions ordinaires; quant à mes pieds et à mes mains ,je ne puis pas bien vous décrire ce qu'ils me font éprouver ; sij'ai froid, ce qui m'arrive habituellement, je les sens lourds et roides ; si j'ai une attaque de rhumatisme , ou sije me brûle en m’approchant trop prés du feu, ce qui m'arrive très souvent sans que je m’en aperçoive,il me semble avoir les pieds serrés dans des bottes étroites, etc. »
Dans un cas rapporté par M. O’Brien, le malade avait subi l’opération de l’ablation de l'os du métatarse sans éprouver la moindre douleur (1).
Lorsque j'étais chirurgien militaire pendant la guerre des Polonais contre les Russes, en 1831 , je soignai un officier de mon régiment (4e de ligne) qui, ayant reçu une balle sous l'aisselle, avait le bras complétement paralysé du côté de la sensibililé; La locomotion était restée intacte, mais on pouvait piquer, brûler, mordre le bras sans qu’il ressentit la moindre douleur.
L’anesthésie cutanée peut coïncider avec la perte d’un ou de plusieurs sens. M. de Fermont rapporte l’exemple d’un homme qui, après des excès de toute sorte, fut pris de surdité, puis d'amaurose; puis sa peau devint tout entière insensible, excepté un point circonscrit sur la joue.
(1) Del’ Anesthésie ou de la Perte de la sensibilité, par Thimos thy O’Brien, Thèse soutenue à Paris, N° de thèse 347 , au 1834.
droit, et sans connaissance. La connat
rester intacte, ou elle peut se perdre, Jorsque l'hémorrhag