NYMPHOMANIE, SATYRIASIS
qui ést étranger à son pays, êt cet élat moral est là cause des affections diverses.
Enfin, la dernière variété de l’hypocondrie est constituéé par la monémanie hydrophobique. Deux fréres sont mordus en même temps par un chien enragé; l'un d'eux part pour l'Amérique, d'où ilne revint dans son pays nalal qu'aprés un séjour de vingt ans; alors ayant appris que son fréré était mort avec les symplômes de la rage, son ésprit $e frappe , eb il meurt peu de temps aprés, en présentant les symptômes dè Fhydrophobie (1).
La monomanie mélancolique, qui est souvent confondue avec l'hypochondrie, en diffère par un caractère fondamental. Leshypocondriaques veulent guérir, et cherchent pour cela tousles remédes, tandis que les mélancoliques désespérent de la puissance de l’art. Rousseau, hypocondriaque dans sa jéunésse , allant jusqu’à Montpeliier pour se faire trailer de soû prétendu polype du cœur, est devenu plus tard mélancolique; voici comment il s’exprimait alors : «Maintenant que j'écris ceci ,infirme et presque sexagénaire, accablé de douleurs de touté espéce, je me sens pour souffrir plus de vigueur et de Vie que je n’en eus pour jouir à la fleur de mon âge et dans le sein du plus vrai bonbeur. » Ailleurs ilécrit:«Je gagnai üuné maladie bien plus cruelle... , la fantaisie de guérir , etc. »
Enfin, c’est à la monomanie érotique que nous devons compter les deux affections caractérisées par un désir ardent de plaisirs vénériens. Cette affection est connue sous le nom de nymphomanie chez les femmes, chez les hommes , sous celui de satyriasis. La passion dominante qui constitue le sujet spécial de cette maladie est tellement violente, qu’on à vu des hommes se jeter en plein jour sur les femmes, et commettre lé viol: les jeunes filles se livrer successivement à plusieurs hommes,etc. Cette passion estaccompagnée d’uné fiévre particuliére; les yeux deviennent injectés , la figure rouge, la verge reste sans cesse en érection, et il s'écoule souvent par la vulve une certaine quantité de mucosités, Les malades tiennent des propos obscènes, et font des mouvements et de provocations lubriques.
Cette maladie, chez les hommes commèé chez les femmes,
(1) M. Dubois cite d’autres cas analogues daïs son intéréssant ouvrage sur l'Aypochondrie et l’hystéries