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DÉMENCE

est souvent excitée par l’irritation des organes génitaux; mais plus souvent encore, elle est le résultat d’un trouble direct dans lesidées.

Le priapisme différe du satyriasis, en ce que, dans le premier, les érections permanentes ne sont accompagnées de désirs vénériens qu’autant que les malades croient, par ce

moyen, faire disparaître les érections.

Depuis Gall, on a prétendu localiser ces deux affections dans le cervelet. M. Chauffard , médecin d'Avignon, a cité un exemple curieux qui parle en faveur de cette opinion; il a vu un homme paisible et de bonnes mœurs, âgé de cinquantetrois ans, présenter tous les symptômes d’un satyriasis trés prononcé, aprés avoir fait une chute dans sa chambre contre un des angles du lit.

Quant au priapisme, quel est son rapport avec les affections du cervelet ? Nous en avons parlé ailleurs. (Voy. Troubles de Ja locomotion.)

La monomanie gaie ou Ja lypémanie, a toujours plus de tendance à se terminer par la guérison que la tristimanie.

Démence. La démence n’est autre chose , comme le dit M. Foville, que l’oblitération de l'intelligence survenue graduellement aprés la manie et la monomanie, ou rapidement et en premier lieu. Cette dernière forme n’est regardée comme primitive que parce qu'elle n’est pas' précédée des symptômes de manie ni de ceux de monomanie. Cependant elle est toujours préparée par quelques désordres de l’innervation; ainsi,on ne l’observe qu’à la suite des progrès de l’âge, chez les épileptiques, les ivrognes , les masturbateurs; chez les individus qui viennent d’éprouver des phlegmasies encéphaliques.

La démence ne se présente pas toujours au même degré. «La mémoire, chez les individus en démence, esten quelque sorte un registre, pour nous servir d’une expression métaphorique de Locke, un registre qui garde, en caractéres indélébiles, les faits qui ont impressionné l'esprit lorsqu’il pouvait être affecté normalement, et sur lequel la main du temps ne {peut plus rien écrire. » (Dubois d'Amiens, Pathol. gén.) Ces malades ne sont pas non plus susceptibles d’une sérieuse attention, ils sont sujets à pleurer, etc.; mais il y a d’autres fous en démence, qui n’ont plus même de Ja mémire, et chez qui on n’observe plus que les déterminations instinctives ; enfin, dans le dernier degré, ces malheureux ne

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