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IDIOTISME

vivent plus que presque automatiquement : il faut alimenter les malades et les enlever hors de leurs ordures. La démence primitive est, d’après quelques auteurs, susceptible de guérison.

. Idiotie. L'idiotisme consiste dans l’oblitération congéniale . des facultés intellectuelles. Chez les idiots comme chez les fous en démence, on peut distinguer trois degrés. Le premier degré ou le moins prononcé de l’idiotisme conserve encore un peu des facultés intellectuelles, comme le premier degré de la démence. C’est ce degré d’idiotie que quelques médeeins ont distingué sous le nom d’imbécillité.

La deuxiéme classe de l’aliénation mentale comprend les troubles de l'intelligence avec des désordres dans les perceptions. Alors de nouveaux symptômes apparaissent. Par suite de l’altération des organes affectés à recevoir les im— pressions, ou même sans aucune altération comme cela arrive plus souvent, les malades croient sentir tel ou tel objeË dans leurs corps; ils sont sûrs', même étant quelquefois aveugles, de voir tel ou tel objet; ils déclarent entendre une voix quiles pousse souvent au crime, au suicide, etc.Toutes ces hallucinationss'observent aussi bien chez les maniaques que chez les monomaniaques. Enfin, dans la démence, même lorsque l'affaiblissement général a émoussé les sensations vraies ou fausses,les fous murmurenten eux-mêmes, ets’entretiennent a voix basse avec les voix qui leur parlent.

La troisiéme classe d’aliénation comprend les désordres de l'intelligence compliqués des troubles de la locomotion. Lorsque cette complication arrive, la lésion cérébrale ou au moins le trouble de l’innervation doit être trés considérable, et il est rare de voir les fous paralytiques présenter d’autres symptômes que ceux de la démence. «Le délire de ces majades, analogue à une révasserie sénile , dit M. Foville, activé quelquefois par un mouvement de fiévre, est toujours marqué par lincohérence , la succession désordonnée et l'avortement des idées; c’est d’un bout à l'autre un songe sans suite, mais jamais je n’ai observé dans ce cas la fermeté de conviction, l’opiniâtreté, les arguties des monomania. ques; la violence, l’activité, la succession rapide d'idées d’un maniaque. »

Perte de la parole, Enfin, en interrogeant les malades, on *

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