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SIGNES TIRÉS DE LA COUENNE

l'épilepsie, il est facile de concevoir l’anéantissement de la contractilité dans la chaire coulante et l'impossibilité dans laquelle se trouve alors le caillot de se rétracter suffisamment pour en exprimer des éléments de couenne.

Ce que nous venons de dire n’est pas du tout une hypothèse gratuite, mais une induction fondée sur l’observation. Hunter pensait déjà que la coagulation du sang était un phénomène vital, une. véritable contraction analogue à celle des muscles mis en jeu par la volonté, et Tourdes a constaté que la fibrine du sang se contracte par le galvanisme.

Des causes physiques peuvent aussi avoir une certaine influence sur la produetion de la couenne, et quelquefois même empêcher tout-à-fait sa formation. Lorsqu'on recoit le sang dans un vase très large, elle n’est jamais aussi prononcée que dans un vase plus étroit. La manière dont le sang sort de la veine influe encore sur sa formation. Ainsi, en général, malgré toutes les dispositions nécessaires du sang, la couenne ne se formera pas lorsqu'il ne coule qu’en bavant; sa formation sera également empêchée lorsqu'on fera tomber le sang d’une certaine hauteur, de trois ou quatre pieds, par exemple. Il parait également que toutes les fois que la chaleur ou le froid seront portés au

point de produire une coagulation du sang irrégulière et imparfaite, ou de l'empêcher, la couenne cessera de paraître; c’est ce quiarrive, par exemple, lorsqu'on recoit le sang dans un vase chauffé à bo-60°. D’après M. Gendrin, si l'on recoit le £ sang inflammatoire dans deux vases, dont l'un à la température ordinaire, et dont l'autre est placé dans un bain de glace, la couenne ne se formera que dans le premier. Tous ces faits sont importants à noter, il sera bon d’en tenir souvent compte dans le diagnostic. D’un autre côté, ils appuient puissamment la théorie de la formation de la couenne que nous avons développée.

Après avoir appliqué l'inspection aux affections, au diagnostic desquelles elle nous conduit par son application directe sur les organes malades, nous allons passer à la description des symptômes que l’œil peut rencontrer à tout instant, qui n'appar— tiennent pas cependant aux organes sur lesquels on les observe, mais qui expliquent la manière d’être des organes plus ou moins éloignés.

Nous allons commencer cette description par les fonctions de relations; plus tard nous passerons en revue les symptômes que l’on observe dans les organes de l'assimilation, et en dernier lieu nous

examinerons ceux de la reproduction.

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