‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 32 sur 240 · AFFAISSEMENT DES PARTIES · texte numérisé non relu

AFFAISSEMENT DES PARTIES

Une fois que la torsion des vertèbres a lieu , que les apophyses épineuses participent ou non à la déviation , on peut déjà la reconnaitre, comme nous l’avons dejà dit, par la voussure des côtes. Voici comment ce phénomène arrive : les corps des vertebres, en se tordant à droite, entraïinent en avant les apophyses transverses gauches, lorsque, en même temps, les apophyses transverses droites sont refoulées en arrière et tirent avec elles les angles postérieurs des côtes qui deviennent saillants et contribuent à faire la voussure dont nous avons parlé.

La torsion fait-elle des progrès, les apophyses transverses droites seront renversées à gauche avec les extrémités postérieures des côtes, et les corps des vertèbres, retournés tout-àa-fait en arrière, soulèveront les côtes et formeront une hosse,

On distinguera bien qu’une voussure des côtes est due à la torsion des vertèbres, par la voie d'exclusion , par l'absence des signes d’épanchement et d'emphysème, par l'examen de l'âge, de la constitution des sujets et des antécédents.

La maigreur ou plutôt laffaissement de différentes parties est l’état opposé à la tuméfaction.

L’affaissement peut également être général ou partiel.

L'affaissement général de toutes les parties con-

stitue ce qu’on appelle vulgañrement la maigreur. L'amaigrissement devient surtout sensible dans les affections chroniques et dans quelques affections aiguës de longue durée, accompagnées de vives douleurs et d’abondantes évacuations, Lorsque toutes les fonctions de l'assimilation reprennent , en apparence, leur état normal, et si cependant l'amaigrissement continue à faire des progrès , il faut se défier d’une pareille convalescence ; le plus souvent elle cache des suppurations profondes qui ne manquent pas d’entrainer une terminaison fatale.

Les cas d’amaigrissement très prononcé, sans aucune lésion grave des principaux organes de lPéconomie, sont très rares. On en voit cependant L. | quelquefois des exemples après des excès vénériens, pendant les pertes séminales, etc. (Voyez sur les pertes séminales, louvrage très intéressant de M. Lallemand, de Montpellier. )

Il est rare que la figure présente de l'amaigrissement, sans que le reste du corps ne participe à cet état; au contraire, il arrive bien plus souvent de voir l’amaigrissement faire de grands progrès sur tout le corps, tandis que la figure conserve sün embonpoint ordinaire.

Les parois thoraciques offrent quelquefois un

LA

affaissement général, les parties mélles se rédui-

Page 1