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PARALYSIE GÉNÉRALE

teux a été observé dans une méningite, sans que lautopsie montrât la présence de liquide capable d'expliquer les phénomènes observés pendant ïa vie (1). D’un autre côté, il y a des substances sous l’influence desquelles le système nerveux donne lieu également à l’état comateux ; tels sont, par exemple, l’'opium et ses alcalis, l'alcool, le plomb, etc.; et pourtant lorsque ces espèces de coma sont suivies d’une terminaison fatale, on ne trouve ordinairement aucun liquide au cerveau. Heureusement que cette difficulté apparente disparait dès que nous réfléchissons bien sur la nature des symptômes qui s’observent dans une méningite depuis son commencement.

Dans cette affection, le principal foyer de la maladie se trouve dans les méninges. Cependant ces membranes plus ou moins vasculaires, ne possédant pas de nerfs, pourraient très bien être enflammées sans que cette inflammation se traduisit par quelques signes au malade comme au médecin. Mais le cerveau, l'organe central des perceptions, en est de suite influencé; le feu, sije peux m’exprimer ainsi, de

la méningite rayonne sur toute la périphérie céré-

(1) Andral, Clinique médicale , tom. V. Abercrombie , Des maladies de lV’encéphale et de la moelle épinière , ou= vrage traduit par À. N. Gendrin, médecin de la Pitie ; deuxième édition in-8°, Paris , 1839,

rs.

brale, et donne lieu d’abord à l'excitation de toutes les Fee de cet organe. Mais bientôt après, malgré | la persistance de la méningite, le cerveau succombe sous le poids des dépenses de l’inervation qu 3] fit, au commencement, par toutesles yoies possibles ) par | le délire, les a Pexagération de sensibilité, etc., et tombe dans l’affaissement, dans un collapsus, qui nous rend parfaitement compte de la deuxième période de la méningite , et de la paralysie de cette période en particulier, Autant le cerveau était sensible dans la première période, et réagissait à la moindre excitation , autant il se trouve affaissé dans cette période, et reste insensible à toutes les stimulations.

Quelques substances, comme l'alcool, l'opium, le plomb, influent en partie de la même manière sur la production du coma, et en partie frappent de stupéfaction directe le système nerveux.

7 ) La paralysie générale se lie enfin à certaines névroses, telles que la catalepsie, la léthargie, le sommeil magnétique , etc.; elle est alors due tout simplement à un nn. de l'innervation dont nous ne connaissons pas la nature. Elle revient par accès comme le trouble dont nous venons de parler, quelquefois périodiquement. Dans toutes ces variétés de paralysie générale, les mouvements

volontaires sont complétement abolis, On soulève

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