TREMBLEMENT
yeux ouverts, tournés en haut, et les pouces enfoncés dans les paumes des mains.
Chaque paroxysme d’hystérie est suivi d’un collapsus pendant lequel lhystérique reste ordinairement toute frémissante, agitée au moindre bruit, au moindre contact, ou immobile, insensible aux excitations extérieures , présentant un état singulier d’extase ou de somnambulisme (Foville). Les paroxysmes se suivent quelquefois au nombre de trois ou quatre en laissant entre eux des intervalles de cinq à dix minutes, et forment ainsi un accès. La durée totale de chaque accès est le plus souvent d’une heure, quelquefois de quelques heures, rarement de plusieurs jours (Georget). Les accès se terminent par une diminution progressive des mouvements conyulsifs accompagnée souvent de pleurs ou d’éclats de rire forcés, automatiques, qu’il est impossible aux malades de réprimer. |
8) Tremblement.— C'est encore parmi les lésions de la contractilité musculaire que nous devons compter les différentes espèces de tremblement des diverses parties du corps, se présentant tantôt seules, tantôt accompagnées d’autres troubles du système nerveux. Une des formes les plus communes des lésions de ce genre est ce qu’on appelle le délire tremblant (delirium tremens).
Dans cette affection, les malades présentent au début le délire ordinairement doux, rarement furieux, roulant sur les objets les plus familiers aux malades; la figure est en même temps animée, les muscles des membres sont agités de secousses, les yeux deviennent quelquefois hagards, les muscles de la face sont le siége de convulsions.
Tous ces symptômes ne présentent ordinaire-
ment qu’un développement médiocre ; quelquefois
cependant ils sont très prononcés, et alors les ma-
lades jettent des cris, et l’on est forcé de les contenir dans leur lit.
Si à ces symptômes , sensibles à l'œil, nous ajoutons la constipation, la rétention d'urine, une insomniesvuvent opiniâtre, et surtout l’invasion presque toujours rapide de la maladie, nous aurons un tableau symptomatologique assez complet à laide duquel il ne nous sera pas difficile de distinguer le délire tremblant de toutes les affections avec lesquelles on pourrait le confondre.
Le délire tremblant peut être aigu et chronique. Lorsqu'il est aigu, il est le plus souvent continu, et sa durée dépasse rarement un jour ou deux; à l’état chronique il peut persister assez long-temps, mais alors on voit ordinairement des intervalles [u= cides alterner avec les exacerbations. |
La cause la plus fréquente du délire tremblant