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SIÉGE ET NATURE DES NÉVROSES, ÂOI

ou un point de départ différents, et se présenter cependant avec un appareil analogue de symptômes.

Cette conséquence des lois de l’inmnervation justifie la discordance d’opinions des auteurs sur la localisation des névroses de la locomotion, et met en relief tout le ridicule de la prétention de ceux qui ont voulu assigner à toutes ces formes un siége unique et invariable.

Siége etnature de l’épilepste. — Parmi les différentes variétés de convulsions il y en a peu dont la marche soit continue ; le plus grand nombre suivra letype intermittent plus ou moins régulier. Ce simple apercu nous fait déjà présumerque la cause efficiente des convulsions, ou , en d’autres termes, la disposition de l'économie favorable à leur développementest le plus souvent mobile, capablede disparaître pour revenir plus tard. Ce résultat de l'induction est corroboré par l’analogie que nous croyons devoir exister entre le mécanisme des contractions convulsives et celui des contractions normales des muscles. Comme dans ces dernières, en effet, dans les convulsions d’un épileptique, par exemple, nous ne voyons que des éclairs qui parcourent les nerfs pour se réfléchir sur les muscles, puis survient Île calme, et toutes les fonctions de l'épileptique

s’exercent comme chez l’homme sain.

4a2 APPAREIL MUSCULAIRE.

L'observation se prononce également dans le même sens. Si l’on examine attentivement les cas ractères anatomiques du cerveau chez les épileptiques, on sera bientôt convaincu que, dans une épilepsie simple, sans aucune complication, ilny a aucune lésion constante capable de rendre compte des phénomènes observés pendant la vie; que la congestion cérébrale qui se présente chez les épileptiques, morts pendant les accès, n’est jamais que consécutive à une sorte de flux nerveux vers le cerveau, et momentanée, comme est la congestion de la face que l’on observe pendant les accès, et qui se termine avec eux,

On trouve, il est vrai, dans certains auteurs, la description étendue des lésions anatomiques.

Quelques uns même, comme MM. Bouchet et Casauvielh, ont eu la prétention non seulement de localiser la lésion pathologique de Pépilepsie dans la substance blanche du cerveau; ïls ont encore essayé de déterminer sa nature, en disant que c’était toujours une inflammation chronique; mais M. Bouillaud, auteur du rapport sur le travail de ces médecins, avait déjà senti la difficulté de rendre suffisamment compte des symptômes intermittents de lépilepsie, par les lésions permanentes qu’avaient décrites ces auteurs.

L'expérience du temps est venue ajouter d’autres

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