‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 42 sur 240 · SIÉGE ET NATURE DE L'ÉPILEPSIFE · texte numérisé non relu

SIÉGE ET NATURE DE L'ÉPILEPSIFE

faits pour corroborer les arguments de ce médecin célèbre , et aujourd’hui, on est généralement con-

vaincu que les convulsions de l’épilepsie consistent

dans un trouble de l’agent moteur, existant quelquefois par lui-même lorsqu’il est provoqué immédia : tement par l’action directe des causes, ou se déclarant consécutivement à la suite de quelques affections du cerveau, telles que le cancer, le tuber— cule , l'induration, etc., qui se rencontrent assez souvent dans l’épilepsie, mais qui n’en rendent pas compte, puisqu'elles peuvent ne pas être accompagnées des symptômes de cette affection. Qui sait même si ces lésions ne sont pas plutôt le résultat que la cause des convulsions épileptiques? Comme il estdifficile de savoir la date de leur développement , il est possible qu’elles puissent être seulement le résultat des congestions sanguines répétées assez souvent vers le cerveau.

Tout ce que nous venons de dire de Pépilepsie,

s'applique à d’autres désordres intermi.tents de Ja

locomotion. C’est le trouble de Pinnervation qui en est toujours la cause efficiente. Toutes les lésions anatomiques permanentes ne peuvent être regardées, au plus, que comme des provocateurs de ce trouble, capable d’exister par lui seul et de donner lieu à la même forme de convulsions.

Ïl nous est impossible de déterminer sa nature,

mais ilest hors de doute qu’elle ne peut être toujours la même, vu que les symptômes des différentes névroses ne sont pas tout-à-fait identiques. Cependant, malgré les grandes difficultés inhérentes à ce sujet, nous pouvons, jusqu’à un certain point, nous rendre compte de la différence dans l'aspect des convulsions, en admettant une différence dans leur point de départ. C’est ainsi que les convulsions de la chorée nous paraissent surtout porter le caractère d’une lésion de la coordination des mouvements, et c’est pourquoi nous pouvons rapporter le siége de cette affection au cervelet, qui, d’après les expériences de MM. Bouillaud, Flourens et Magendie, paraît être destiné à cette fonction. | Siége et nature de l'hystérie. — L'ensemble de symptômes “observés dans l’hystérie nous autorise à admettre, dans l'utérus, le point de départ de cette névrose. C'est par les troubles des viscères voisins de cet organe qu'elle commence ordinairement. Les convulsions qui terminent l'accès sont, dans le premier degré, volontaires et dépendent de la réaction du cerveau, conservant intacte la faculté de perception. Dans le deuxième degré,elles sont instinctives, soustraites à la volonté des malades qui perdent connaissance, et semblent résulter, comme le dit M. Fréd. Dubois,

de la réaction de la moelle épinière. C’est par suite

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