NATURE DES TROUBLES DE LA MOTILITÉ. AI
l'exposition de notre manière de voir sur ce sujet, c'est que nous connaissons bien toute l'importance qu’il mérite. Nous croyons avoir suffisamment démontré :° que dans toute lésion de motilité qui se présente dans les différentes formes de névroses , il ÿ a constamment un trouble de l’innervation destinée à l’accomplissement de cette fonction ; 2° que, malgré la variété des nuances que peuvent prendre les convulsions dans les différentes formes des névroses, il y en a qui se répètent assez constamment avec les caractères analogues; 3° que parmi ces troubles il en est qui affectent spécialement la marche chronique, comme il en est d’autres qui affectent la marche aiguë; 4° que toutes les variétés des troubles de la locomotion ne reconnaissent pas constamment les mêmes causes, et n’ont pas toujours le même point de départ. Une fois ces désordres peuvent être occasionnés par l’action directe des causes sur le centre cérébro-spinal: une
autre fois, ils peuvent être excités sympathique-
‘ment , enfin , chaqne espèce de ces désordres peut
résulter d’un trouble primitif et direct de l’innerva-
tion générale.
Nous sommes arrivés ainsi progressivement à trouver une grande analogie entre le mécanisme des lésions du système nerveux et celui des lésions
du sang.