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PUS ET MUCUS

mucus, ces deux matières se trouvent également dissoutes, et l’acide rougit d’abord, puis noircit. Mais si l’on verse sur ces dissolutions une certaine quantité d’eau, le liquide devient grisâtre, et en ajoutant plus d’eau, on verra un dépôt grumeleux et grisâtre se former également dans les deux cas au fond du vase, et le liquide devenir transparent en peu de temps. Ceci ne s'accorde pas avec l’opinion de Darwin, prétendant que, dans cette expérience, le pus seulement doit se déposer en grumeaux, tandis que le mucus doit rester suspendu en forme de petits flocons.

Grasmeyer a conseillé de mêler intimement la matière que l’on soupconne être du pus avec de l'eau distillée , et d’y faire tomber de la dissolution de potasse. En remuant brusquement ce mélange, si le liquide examiné contient réellement du pus, il se forme bientôt une espèce de gelée , se laissant soulever en filaments longs et épais, tandis que le contraire a lieu si le mélange est exempt de

Thomson proposait dans le même but l’ammopiaque. Si l’on en ajoute une certaine quantité au liquide que l’on soupçonne du pus, celui-ci sera dissous, et immédiatement on verra le mélange se prendre en masse, et former une gelée tenace, transparente et incolore. Si au contraire le liquide

contient seulement des mucosités , le müucus sera également dissous par l’'ammoniaque, maisilne présentera pas la masse gélatiniforme que nous avons vu se former lorsque le liquide contenait du pus. M. Andral dit avoir soumis à cette expérience les crachats des phthisiques; mais il n’a observé que deux fois l'aspect gélatineux dont parle Thomson :

« presque toujours la dissolution s’est opérée sans

que le liquide augmentât de consistance; d’autres

fois, enfin, la dissolution n’a pas eu lieu.»

Nous nous hâtons de dire que les résultais obtenus par M. Andral ne prouvent rien contre l'opinion de Thomson, qui faisait des expériences sur le muceus et le pus, pris isolément; tandis que

M. Andral les répétait sur des crachats où ces deux

liquides se trouvaient le plus souvent mélangés. Or,

comme il n’est pas rare de voir la sécrétion muqueuse dominer dans les matières des crachats, ou même quelquefois les constituer en totalité, il a bien pu arriver que M. Andral soit tombé précisément sur ce genre de cas pour n'avoir pas trouvé du pus. En définitive, tout en admettant l'opinion de Thomson comme réelle, nous ne la croyons pas capable de nous révéler absolument le secret des tubercules; comme les expériences physiques, elle pourrait dans beaucoup de cas déterminer l’exis-

tence de la phthisie d’après la présence du pus dans

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