CRACHATS DE PNEUMONIE
Crachats péripneumoniques. Enfin, la dernière espèce de crachats sanguinolents est constituée par l’expectoration de la pneumonie. Dans cctite maladie le sang ne sort pas pur comme dans Phémontysie, mais mêlé de mucosités sécrétées par les vésicules pulmonaires et les bronches enflammées.\Pendant que linflammation des vésicules donne lieu à une sécrétion muqueuse , les vaisseaux extrêmement déliés qui se ramifient sur leurs parois, exhalent du sang de manière qu'à mesure que ces deux éléments arrivent dans les voies aériennes, il s’effectue entre eux un mélange intime de molécule à molécule,
Au débutdela pneumonie, lescrachats sontblancs comme dans une bronchite, mais bientôt ils ne manquent pas de se présenter avec leurs caractères paihognomoniques. Leur couleur n’est pas toujours la même. Ils sont d'abord tantôt d’un rouge de rouille, tantôt jaunes safranés, tantôt enfin verdâtres ou de couleur de bile. Toutes ces nuances, sans en excepter
la teinte bilieuse, dépendent des différentes proportions du sang par rapport aux mucosités. Le mucus se colore rarement par la bile; même dans l’ictère le plus prononcé , il est exempt de cette coloration. M. Andral ayant fait un mélange de sang et de solution de gomme prise en proportions variées', a imité parfaitement les différentes nuances
que présente l’expectoration péripneumonique. En même temps les crachats deviennent visqueux, se
tiennent entre eux, et forment une seule masse se
vidant en totalité lorsqu'on renverse le vase. Ces
caractères appartiennent ordinairement au premier degré de la pneumonie et persistent quelquefois pendant toute la durée de la maladie. Mais aussitôt que l'inflammation augmente d'intensité et que la pneumonie atteint le deuxième degré, la viscosité des crachats devient plus prononcée, et non seulement ils se collent les uns aux aulres, mais ils adhèrent au fond du cerachoir avec tant de force qu’on peut le bien secouer sans les détacher. Aulieudereprésenter une seule masse, ils forment
alors, le plus communément, des parties séparées
gélatiniformes, tremblotantes, que lon acompa=.
rées , à cause de cet aspect et de-leur couleur d’un brun jaunâtre, à la marmelade d’abricots.
Dès que la pneumonie marche vers la résolution, Je nombre des molécules sanguines de même que
leur viscosité, diminuent de plus en plus, et les
crachats reprennent le même aspect qu’ils -avaient
au début de la maladie. Toutefois, la disparition complète des crachats caractéristiques de la pneumonie ne prouve pas toujours une résolution par= faite de cette affection; souvent ses symptômes pOT
silifs persistent encore quoiqu'il n'y ait plus de