‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 83 sur 240 · PUS DE CHANCRE · texte numérisé non relu

PUS DE CHANCRE

point il est possible de distinguer des inflammations simples, des inflammations blennorrhagiques (1).

L'écoulement vulvaire provient-il de la présence des chancres dans un point du tube génital, on reconnaîtra facilement sa nature, non a l'œil nu, mais au moyen du microscope qui nous montrera dans ce cas, comme il a montré constamment à M. Donné, la présence des animalcules appartenant au genre des vibrions, et au moyen de Pinoculation par laquelle le pus d’un chancre donne lieu constamment, d’après les recherches de M. Ricord, au développement de chancre.

Abstraction faite des urines ou des matières fé cales que les femmes peuvent rendre quelquefois par le vagin à la suite des fistules faisant communiquer cet organe avec la vessie ou le rectum, on voit quelquefois sortir par ce canal, surtout chez

les femmes qui offrent pendant quelque temps les

(1) En supposant que les travaux ultérieurs de M. Donné le laissent dans l'opinion qu'il paraît avoir pour le moment sur le tricomonas , nous serions obligé d'admettre des blennorrhagies spéciales différentes de ce que M. Ricord appelle le chancre occulte: car la composition de la sécrétion de ces blennorrhagies est différente de la sécrétion de ces derniers, qui, comme nous allons le dire, contiennent des gibrions,

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signes de grossesse, un nombre plus ou moins considérable de vésicules de grosseur différente, que l’on a regardées comme des acéphalocystes, et qui paraissent constituer une production résultant d’une désorganisation particulière du placenta, privée de vie, indépendante, et ne la recevant du placenta que par un pédicule commun qui les soutient toutes en forme de grappe de raisin.

Les véritables acéphalocystes, savoir des vésicules ayant une vie propre, mais sans bouche ni sucoirs, sont très rares. Le pus peut quelquefois être évacué en quantité considérable par le vagin et provenir d’abcès voisins qui se seraient ouverts dans cette poche. On a vu des exemples d’ovarites qui, s'étant terminées par la formation de pus, celui-ci s'était évacué par le vagin. Il suffit alors de comprimer la région iliaque, correspondant à la tumeur que formait inflammation de l'ovaire, pour faire couler le pus au dehors. | |

La verge peut être le siége de différents écoulements. Le mucus n’est jamais sécrété en quantité aussi abondante dan sl’urètrhe de l’homme que dans le vagin chez les femmes. Par cette raison, 'les"écoulements non inflammatoires de l’urèthre, provenant simplement de l’irritation sécrétoire, doivent être rares chez l’homme; nous les croyons cependant

possibles, et c’est à cette classe d’écoulements que

nn.

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