BLENNORRHAGIE CHEZ L'HOMME
nous rapportons ceux qu'on observe quelquefois chez des personnes atteintes de calculs dela vessie, d’hémorrhoïdes, etc., etc.
Toutes les inflammations de l’urètre, simples, blennorrhagiques et chancreuses, donnent lieu a un écoulement extérieur que l'on connaît vulgairement sous le nom de chaude-pisse, blennorrhagie.
Le pus d’une inflammation simple comme celui de la blennorrhagie présente des aspects différents, il est blanc jaunâtre, verdâtre, rougeûtre, etc., et tous ces caractères sont communs aux deux variétés d'écoulement, Le pus de ces deux variétés présente également au microscope des globules iout-à-fait semblables aux glooules des autres espèces de pus, et ii se comporte, dans les deux cas, de la même manière avec les réactifs chimiques et spécialement avec l’'ammoniaque, et il est toujours alcalin. Jamais M. Donné n’y a rencontré d’animalcules d'aucune sorte.
: Ilest prouvé aujourd’hui par les expériences et observations de M. Ricord, que l’urèthre peut être quelquefois le siége d’ulcérations chancreuses (chancre occulte). L’écoulement auquel elles donpent lieu nediffère en rien, à l'œil, des écoulements que nous avons passés Jusqu'ici en revue; mais il a un caractère pathognomonique, savoir, la faculté
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de reproduire | le chancre par l'inoculation { (1). À ce caractere, on pourrait € en ajouter un nouveau après les expériences de M. Donné, : savoir ; la présence de vibrions dans le pus chancreux. Ce Hayes distingué s’est assuré que le pus du chancre primitif déyeloppé sur le gland dans le vagin ou surles différentes parties par l’inoculation, contient constamment des vibrions, et que ces animalcules ne se rencontrent nulle part ailleurs que dans le pus de chancre (2). Or, d’après ce que nous venons de dire, pourquoi n’en serait-il pas de même du pus sécrété par le chancre développé dans l'intérieur de l’urèthre? Si M. Donné n'avait pas l’occasion de faire des expériences sur ce sujet, l'analogie nous offrirait une réponse affirmative. Chose remarquable, si l’on inocule du pus de chancre après l'avoir mélangé ayec une certaine quantité de vinaigre, on détruit en lui la faculté de reproduire un chancre!
(2) La blennhorrhagie à laquelle donne lieu le chancre occulte dont nous parlons est la seule, suivant M. Ricord, qui puisse être regardée comme yirulente, et capable de donner lieu aux symptômes consécutifs.
(2) M. Donné n’a trouvé des vibrions dans aucun arte pus que dans celui du chancre, si ce n’est une fois sur un ulcère de la jambe chez une femme infectée d’une maladie! syphilitique, L'aspect de lulcère ressemblait à celui de la pourriture d'hôpital,