‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 96 sur 240 · DIFFÉRENTES FORMES DE CHALEUR · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTES FORMES DE CHALEUR

l'étude de la clinique médicale, ces redoublements tiennent à l'augmentation de température qui s’observe toujours le soir, même à l’état de santé. La forme intermittente suit le type des fiévres dont elle constitue une des périodes. Certaines affections débutent par une sensation générale ou partielle de froid ou de chaleur. Dans quelques cas, ces deux sensations se succèdent immédiatement; mais alors c’est la sensation de froid qui se manifeste, le plus souvent, la premiére: puis vient la chaleur. Rarement les maladies débutent par une sensation de froid seul ; cette particularité ne s’observe le plus souvent que dans les névroses. C’est ainsi que le froid partant des extrémités vers la tête, constitue quelquefois l'aura epileptica.

Voilà les connaissances que rous avons crues indispensables pour comprendre tous les phénomènes pathologiques de la calorification et pour pouvoir en ù à conciusions sur le diagnostic. Nous avons pu voi s cet exposé, que le thermomètre mériterait encore p une fois son introduction dans nos recherches, et que Dance a eu tort en disant que cet instrument est justement tombé.en oubli. Cependant, tout en faisant sentir l'injustice de l'opinion de

‘ce pathologiste distingué, enlevé malheureusement trop tôt

à la science, nous serons de son avis sur l'impossibilité de l'emploi général de cet instrument. Outre les modifications dans le degré de température, il en est d’autres qui ne se laissent pas apprécier par le thermomètre: telles sont, comme nous l’avons déjà dit, les différentes modifications de tem” pérature qui ne sont ressenties que par les malades seuls; telles sont encore les différentes nuances dans ia nature de la chaleur, ou dans la forme du froid que le tact seul peut bien exprimer, et qui peuvent, dans certains Cas, aider à éclairer le diagnostic.

On a donné des noms différents aux formes de la chaleur générale ou partielle. Cest ainsi qu'on distingue : 40 la chaleur franche, semblable à celle d'une personne qui se porte bien; 20 la chaleur erratique qui n’a rien de déterminé, ni quant au siége ni quant à la durée; qui change rapidement de lieu, qui passe par bouffées ou par éclairs , et alterne avec les frissons. Cela est commun dans les névroses et surtout dans l’hystérie ou l'hypocondries 30la chaleur hectique: cette espèce accompagne, 6R général,

toutes les consomptions, et résulte le plus souvent de là

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