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CHAPITRE IV

Les vertus et les vices dans les rapports avec les supérieurs

La société se compose d'êtres humains ayant entre eux des rapports différents, et qui, nous l’avons déjà vu, se rangent naturellement en trois groupes, tout homme ayant des supérieurs, des égaux, et des inférieurs. C’est là une division naturelle que l’on retrouve dans toutes tes sociétés.

Nos supérieurs se ramènent à Dieu, le roi ou le chef de l’Etat, nos parents, nos maîtres et les vieillards. A tous nous devons le respjsct, qui n’est autre chose que l’émotion-amour en présence d’un supérieur. Vis-à-vis des uns et des autres nous éprouvons de la crainte quand nous ressentons l’émotion de la haine.

Le RESPECT envers Dieu repose sur la connaissance que nous avons qu’il est la source de notre vie, le Soi unique de toutes choses.

celui qui nous touche de plus près, puisque notre être même a sa racine en lui. Comment pourrions-nous éprouver autre chose que du respect pour celui en qui « nous vivons, nous nous mouvons, et avons hêtre? Ce sentiment donne naissance à la confiance et à la soumission^ à un contentement joyeux et fort, à y humilité^ à la dévotion, à la paix, à la sérénité, à la gratitude, à Vabnégation^ au complet oubli de soi, enfin à la joie et à Y optimisme, nés du sentiment que tout sera pour le mieux dans son univers.

De ce sentiment découlent aussi la tolérance, la largesse de cœur, et la libéralité, vertus qui se manifestent en réalité vis-à-vis des égaux et des inférieurs, mais qui ont leur source dans le respect que nous inspirent toutes les manifestations de Dieu.

C^est la culture de ces vertus que hon entend par nos « devoirs envers Dieu ». Le développement de la nature spirituelle de Thomme dépend de ce respect de Dieu; car, en méditant sur la perfection divine, Thomme produit en lui, par la puissance créatrice de la pensée, Limage de cette perfection. L’adoration, la

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