Acies, XVII
prière, la méditation, sont la nourriture spirituelle de Fhomme ; la dévotion Télève audessus des tempêtes de la vie quotidienne, et ses pieds étant alors solidement fixés sur ce qui est éternel, les vagues du temps se précipitent sur lui sans Tébranler. « A celui qui est ferme dans ses sentiments, tu assures la paix, parce qu^il se confie en toi \ » « Jusqu’à ce que rhomme puisse comprimer Téther comme le cuir, la misère n’aura pas de fin, si ce n’est parla connaissance de Dieu ^ »
Les vices qui proviennent de rémotion-haine ressentie envers nos supérieurs, sont tous, nous ^avons déjà dit, des formes de la crainte, et leur but est de diminuer cette crainte en amoindrissant la grandeur de celui que l’on craint. Le supérieur ayant le pouvoir de nuire, est supposé avoir le désir de nuire ; on s’efforce donc de l’avilir en pensée, de croire qu^il ne peut nuire sérieusement, ou d’essayer de lui ôter sa situation, d’affaiblir sa puissance.
La haine envers Dieu se montre sous forme à'incrédulité (non pas l’incapacité intellectuelle de croire, laquelle n’est pas à blâmer,