‹ Précis universel de religion et de morale. Deuxième partieChapitre 24 sur 39 · Isaïe, XXVI · texte numérisé non relu

Isaïe, XXVI

2, Svelâshvalara Oiipanishid, VI, 20.

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mais le désir de îie pas croire lorsqu'on sent que la croyance est une contrainte morale), sous forme d’irrévérence et de légèreté, lesquelles consistent à se moquer de la religion, et des choses qui, aux yeux des autres, sont chères et sacrées. Discuter sérieusement les questions religieuses, expliquer, en termes réfléchis et courtois, en quoi notre opinion religieuse diffère de celle des autres, eela n’est pas de 1 irrévérence. Mais la moquerie et la raillerie sont des vices, en ce qu’elles sont des péchés contre l’amour, et des fautes contre les bonnes manières, enfin en ce qu’elles rendent vulgaire la nature de celui qui s’abaisse à en faire usage. L’admiration pour un idéal élevé est un pas vers la réalisation de cet idéal, tandis que l’attitude nil admirari maintient l’homme à un niveau peu élevé de perfection. Or toutes les formes de 1 idéal sont résumées en ce nom par lequel les hommes ont symbolisé la Vie une, le Père universel, et tous les efforts tentés dans le but d’abaisser cet idéal, conduisent à l’avilissement.

Le respect du souverain accompagne toujours le respect de Dieu, car le souverain est la personnification du royaume, comme Dieu est celle de l’univers. Le chef de l’État doit

donc être traité avec respect, même par ceux qui ne voient en lui que le symbole de la volonté du peuple, le représentant de la grandeur d’une nation, comme par exemple, le président d’une république. Mais le roi doit être encore bien plus respecté par ceux qui voient en lui le symbole de la Puissance qui dirige et gouverne toutes choses,le symbole de la Volonté divine, plutôt que celui de la volonté du peuple.

Le vrai roi pense toujours au bien de son peuple plutôt qu’à son propre plaisir, à ses devoirs plutôt qu’à ses droits, à ses responsabilités plutôt qu’à ses privilèges. De tels rois sont aimés pendant leur vie, honorés après leur mort, et même les mauvais rois n’ont pu arriver à détruire ce sentiment de respect profondément ancré dans la nature humaine. La loyauté^ la fidélité^ le dévouement sont les vertus qui proviennent du respect envers le monarque, et leurs contraires^ les vices que l’on nomme déloyauté, trahison^ rébellion^ brisent les liens sociaux, et font périr la nation qui leur donne asile.

Le patriotisme (qui est une émotion), le dévouement au bien public (qui est une activité), sont de nobles formes de la loyauté. Chercher le bien de la patrie, voir en elle un tout vivant

que l’on doit servir, avoir un idéal élevé du devoir public et s’y conformer, s’opposer à tous les torts commis au nom de la nation,garder l’honneur de son pays, et défendre sa sûreté, mettre sa prospérité avant l’intérêt particulier, considérer l’acte de trahir la confiance publique comme plus déshonorant qu’une trahison d’ordre privé, telles sont les vertus qui font le bon citoyen et qui affermissent les nations.Le pays dont les habitants ne montrent pas ces vertus est en voie de décadence, et est condamné à disparaître.

Le RESPECT des parents est une vertu qui devient plus rare de nos jours qu’elle ne l’était jadis. Elle est intimement liée au patriotisme et à la loyauté ; on la trouve très développée au Japoiij et elle a donné à ce pays la solidarité qui l’a élevé si vite dans la hiérarchie des nations.

La famille est la véritable unité humaine.

« L’homme comprend sa femme, lui-même et ses enfants »,dit ManouLLa famille est la base de l’État. Là où les jeunes témoignent aux aînés le respect et la soumission, là où les égaux se témoignent affection et amitié, où les

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