Bhagavad-Gitat XVI
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124 PRÉCIS UNIVERSEL DE RELIGION Eï DE MORALE
Comme le dit Chung-Tze, le sage chinois :
« Ils appellent cela de l’indépendance, alors que ce ne sont que de mauvaises manières. »
Le fanatisme, le bigotisme sont le contraire de la tolérance ; c’est ceux qui font naître toutes ces controverses, ces discussions entre les sectes, qui sont la mort de la vraie religion. Ils ont détruit la paix des familles et taché de sang les pages de l’histoire.
Vesprit critique est aussi une faute que l’on commet fréquemment contre la tolérance, et l’attitude critique,si commune de nosjours,est la cause de bien des souffrances dans la famille et dans la société. Cet esprit engendre l’habitude de trouver les défauts d’abord, les mérites ensuite, et d’attribuer constamment aux autres de mauvais motifs qui n’existent nullement dans leur esprit. Une pareille tendance fait voir facilement le mal et difficilement le bien, si bien qu’au lieu de chercher « l’âme du bien dans les choses mauvaises » nous soupçonnons toujours le mal de se cacher sous le voile du bien.
Cet esprit critique engendre aussi une disposition à la chicane, aux querelles et pousse à tout déprécier ; ce sont là de vilaines ten-
dances que beaucoup regardent à tort comme un signe de supériorité mentale.
Les qualités qui proviennent de Ttionneur ont pour contraires les défauts provenant du DÉSHONNEUR, lequel est un aspect de la fausseté; la fourberie, la dissimulation, la malhonnêteté sont des maux qui minent les relations sociales, parce qu’ils détruisent la confiance mutuelle sur laquelle repose la société.
Le soupçon, la méfianee, la médisance, la calomnie, Y insulte, dérivent tous de la mesquinerie, le contraire de la magnanimité, tandis que la rancune avec ses rejetons la vengeance et le ressentiment, est le vilain analogue de l’indulgence. L^urbanité trouve sa noire contrepartie dans une disposition agressive et insolente, reste d’une sauvagerie qui a trop tôt revêtu les vêtements extérieurs de la civilisation.
LES écritures du MONDE
Hindouisme
Voici ce que comprend l’homme : lui-même ; sa femme et ses enfants;les Brahmanesdécla-
rent ainsi que le mari et la femme ne fout qu’un.
Manousmriti, IX, 45.
Le frère aîné est semblable au père ; l’épouse et le fils sont notre propre corps, nos domestiques sont notre ombre, notre fille mérite bien notre compassion ; si donc un homme est méprisé par eux, qu’il le supporte avec calme.
Il n’y a aucune différence entre Shri * et l’épouse, la mère des enfants qui amène la bonne fortune et mérite l’adoration, étant la lumière du foyer.
Ibid., IX, 26.
Que la fidélité réciproque se continue jusqu’à la mort. Telle est, peut-on dire, en résumé, la loi la plus haute pour le mari et la femme.
/àfd.,IX,101.
Celui qui va parmi tous les êtres comme s’ils étaient semblables à lui, maître de lui, pur.