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La Déesse de la prospérité

sans vanité et sans égoïsme, celui-là est affranchi de tout.

Anoxigita, IV.

Celui qui est malhonnête dans ses paroles, est malhonnête en toutes choses.

Manousmriti^ IV, 256.

Qu'il dise ce qui est vrai, qu'il dise ce qui est agréable, qu'il ne dise pas une vérité désagréable, ni un mensonge agréable ; telle est l'ancienne loi.

Ibid,, IV, 138.

Que même dans la peine il n'afflige pas les autres, qu'il ne médite pas d'actions hostiles envers les autres ; qu’il ne prononce jamais la parole méchante qui sème le trouble.

Ibid., II, 162.

Ce sont en vérité des flèches que ces paroles méchantes qui sortent de la bouche ; celui qu'elles blessent souffre jour et nuit, car elles le blessent dans ses parties vitales. Le sage ne lance point de telles paroles. Il n'y a point dans les trois mondes de richesses compara-

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bles à celles-ci : la compassion, l’amitié envers tous les êtres, la charité, et les douces paroles. Parlez donc toujours avec douceur, jamais avec dureté ; honorez ceux qui le méritent ; donnez, mais ne demandez pas.

Mahâbhârata, Adi Parva, LXXXVII, 11-13.

« Quelle est cette chose unique, ô Brahmane, qui, si un homme la pratique bien, fera de lui un modèle pour tous et lui donnera une grande renommée? » « C’est la douceur,ô Shakra,qui, si un homme la pratique sans cesse, fera de lui un modèle pour tous, et lui donnera une grande renommée. Cette chose unique répand la joie dans tous les mondes ; lorsqu’il la pratique envers tous les êtres, l’homme est aimé de tous et toujours. »

Ibid., Shdnti Parva, LXXXIV, 2-4.

Qu’il offre à l’hôte un siège, de l’eau, de la nourriture, suivant ses moyens, et selon la règle... qu’il ne mange rien qu’il n’offre pas à son hôte ; l’accueil hospitalier procure la richesse, la renommée, une longue vie et le bonheur céleste.

Manousmriti,\\\, 99, 106,

De quelque façon que les hommes viennent à Moi, je les accueille toujours, car le sentier que suivent les hommes est à Moi, de quelque côté qu’il vienne.

Bhagavad Gita, IV, 11.

Même les adorateurs des autres Dieux qui adorent avec foi, m’adorent, ô fils de Kounti, bien que contrairement à l’ancienne règle.

Ibid., IX, 23.

S’il n’y avait parmi les hommes des gens qui soient aussi indulgents que la terre, il n’y aurait point de paix, mais des dissensions perpétuelles engendrées par la colère.

Mahdbhârata, Varia Prava, 20-23.

Qu’il évite l’incrédulité, la critique des Écritures, le mépris des Devas, la haine, l’obstination, l’orgueil, la colère et la dureté.

Manousmriti, IV, 153.

Zoroastrianisme

Quiconque aime toutes les créatures du Créateur supprime ses propres fautes, possède une

prudence bien qualifiée, la sagesse intuitive et est religieux.

Dinkard, VI, 35fi.

Sachez que les caractéristiques du véritable savoir sont ; le calme, la sincérité, l’humeur joyeuse, la vraie amitié et la libéralité.

Ibid., VI, 398.

On doit avoir des égards et de raffection pour ceux de sa communauté, les visiter, et habiter aT6c eux une même demeure.

Ibid., ÎX, 6K2.

Il est nécessaire que les rapports entre les hommes soient dirigés par une affection pure... tous les hommes sont nous-mêmes et nos enfants... nul ne devrait donc délibérément faire tort aux autres, ou se réjouir des maux qui leur arrivent.

Ibid.

Celui qui hait les hommes dépourvus d^envie.... qui aime a calomnier, celui qui nourrit sa vengeance et qui, lorsqu’il arrive au pouvoir.

la satisfait, ceux-là sont comme des démons et des Drujas.

Jbid., VIII, 480.

Nous sacrifions à la paix, dont le souffle est bienveillant, et qui est plus puissante pour la destruction que toutes les autres créatures.

Ha-ptan Yasht^

Judaïsme

Tu ne te vengeras point, et tu ne gardera»

point rancune contre les enfants de ton j)euple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel.

Lévilique, XIX, 18.,

L’ami aime en tout temps, et dans le malheur il se montre un frère.

Proverbes, XVII, 17..

Que l’homme qui a des amis se tienne à leur amitié, parce qu’il y a tel ami qui est plus attaché qu’un frère.

Ibid., XVIII, 24..

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Us s’aident l’un l’autre, et chacun dit à sou frère : Courage.

Esaïe, XLl, 6.

Celui qui dit la vérité proclame la justice, ^t le faux témoin la tromperie. La lèvre véridique subsiste pour toujours, mais la langue fausse ne subsiste qu’un instant.

Proverbes, XII, 17-19.

Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps.

Ibid., XVI, 24.

Et il dit : Viens, béni de l’Éternel ; pourquoi resterais-tu dehors? J’ai préparé la maison et une place pour les chameaux... Je lui ai dit : Donne-moi à boire je te prie. Elle s’est empressée d’abaisser sa cruche de dessus son épaule et elle a dit ; Bois, et je donnerai aussi

boire à tes chameaux. J’ai bu et elle a aussi donné à bojre à mes chameaux.

Genèse, XXIV, 31, 45, 40.

Ne refuse pas un bienfait à celui qui y a droit,- quand tu as le pouvoir de l’accorder. Ne

dis pas à ton prochain ; va et reviens, demain je donnerai, quand tu as de quoi donner.

Proverbes^ III, 27, 28.

L’œuvre de la justice sera la paix, et le fruit de la justice, le repos et la sécurité pour toujours.

Esaie, XXXII, 17.

Mais le jugement roulera comme de l’eau, et la justice comme un torrent impétueux.

Amos, V, 24.

La balance fausse est en horreur à rÉternel, mais le poids juste lui est agréable.

Proverbes, XI, 1.

Celui qui augmente ses biens par l’intérêt et l’usure, les amasse pour celui qui a pitié des pauvres.

Ibid., XXVIII, 8.

Un homme violent excite des querelles, mais celui qui est lent à la colère apaise les disputes.

Ibid., XV, 18.

Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu^un héros.

Ibîd., XVI, 32.

Chasse le moqueur et la querelle prendra fin; les disputes et les outrages cesseront.

Ibid., XXII, 10.

Deux valent mieux qu^un, car ils retirent un bon salaire de leur travail. Car s^ils tombent, Tun relève son compagnon; mais malheur à celui qui est seul et qui tombe, sans avoir un second pour le relever.

Ecclésiaste, IV, 9, 10.

Bouddhisme

Ne parle durement à personne ; celui à qui tu parleras ainsi, répondra de la meme façon. Les paroles de colère sont pénibles, on te rendra coup j)our coup.

Dhammapada, X, 133.

J'appelle Brahmane celui que la colère et la haine, Torgueil et l'envie, ont abandonné > comme le grain de moutarde tombé de la pointe d'une aiguille.

Ibid., XXVI, 407.

Celui qui arrête sa colère quand elle est éveillée, comme on arrête le poison du serpent dans le corps, au moyen de médecines, ce Bhikkhou quitte ce rivage et l’autre, comme un serpent quitte sa peau usée.

Ouravagffüf I, 1.

Celui qui est tolérant avec les intolérants, qui endure patiemment les châtiments, qui est miséricordieux envers toutes les créatures, celui-là, je le déclare, est un vrai Brahmane.

Oudanavarga^XXXUly 46.

Aussi longtemps que les frères persévéreront dans les actions, les paroles et les pensées bienveillantes parmi les saints, en public et en particulier, aussi longtemps qu'ils partageront sans partialité avec les justes et les saints tout ce qui est d'accord avec les lois de l'Ordre, jusqu'au simple contenu du bol de mendiant, on peut espérer que les frères ne déclineront pas, mais prospéreront.

Mahâparinibbàna Soutta^ 1,1t.

Eviter scrupuleusement toute mauvaise action ; accomplir respectueusement toute action

vertueuse, purifier Tintention de tout désir égoïste, telle est la doctrine de tous les Bouddhas.

Gâthâs de TEcole bouddhiste Tian Tai {Catena de Beal).

Détruis la colère, ce sera le repos et la joie ; détruis la colère, ce sera le contentement ; la colère est la source des mauvais sentiments ; la colère détruit tout principe vertueux.

Ibid.

Bouddha a dit : Qu^est-ce qu’un homme vertueux ? Un homme religieux. Qu^est-ce que la vertu ? D'abord et en premier lieu, c’est l’accord de la volonté et de la raison. Ou’est-ce qu’un grand homme ? Celui qui est le plus capable de pratiquer la patience. Celui qui supporte patiemment les torts et garde une vie sans tache, celui-là est vraiment un homme ! Quel homme mérite d’étrerespecté et honoré?

Celui qui est arrivé au plus haut degré de la connaissance.

Soiitra des 4^2 sections^ 13 [Catena de Beal).

Bien dire est la principale chose, dit l’Arya. parler avec bonté et non avec dureté est en-

suite la meilleure des choses ; dire la vérité

"il

et non des mensonges, vient en troisième lieu ;

dire ce qui est bien et non ce qui est inutile

vient en quatrième lieu.

Oudanavarffa, VJII, 11.

^ Sri

Dites ce qui est agréable et fera plaisir à|

autrui, car ces paroles étant reçues avec joie

ne vous feront commettre aucun péché.

Ibid., VIII, 13.

Que chacun dise ce qui ne lui fait aucune i

peine et ne blesse pas les autres ; de telles

paroles sont vraiment bien dites. '

Mahâvagga, 450.

Réfléchissez bien aux souffrances que vous

avez endurées en ce monde. Le calme, l’ab¬

sence de passion ne sont pas faciles à attein¬

dre, et le monde est plein de fausseté. Aussi

toutes les fois que l’occasion s’en présente.

domptez vos passions et votre peine, en étaut

bon poup tout le monde, en étant vertueux, et en écoutant la voix du Dharma. L'absence de vanité, d’orgueil, d’ostentation, une constante droiture d’intention, des paroles dignes et

rhonnêteté sont les qualités que vous, qui aspirez au Nirvana, devriez cultiver, afin de préparer la voie qui y mène.

Lalita-Vistara, IV, 16-18.

Maîtrisez la colère, ne cédez pas un moment à un mouvement de colère ; celui qui peut contenir son cœur impétueux et irrité, a bien droit au titre d’illustre conducteur du char. Fo-Sho-Hing-Tsan-King (S. B. E., XIX, 265).

La colère et la haine détruisent la vraie loi, elles détruisent la dignité et la beauté du corps. De même que lorsque nous mourons, nous perdons tout droit à la beauté, ainsi le feu de la colère dévore-t-il le cœur.

Ibid., 300.

Christianisme

N ’avez-vouspas lu que celui qui créa l’homme, au commencement du monde, fit un homme et une femme ; et qu’il est dit : C’est à cause de cela que l’homme quittera son père et sa mère, et qu’il s’attachera à sa femme, et les deux ne seront qu’une seule chair ? Ainsi ils ne sont

plus deux, mais ils sont une seule chair. Que rhomme ne sépare donc point ce que Dieu a uni.

Saint Matthieu^ XIX, 4-6.

Que le mari traite sa femme avec la bienveillance qui lui est due, et que celle-ci fasse de même envers son mari.

1 Corinthiens^ Vil, 3.

Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur... Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé TÉglise.

EphésienSj V, 22-25.

Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu^on vous en écrive ; car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer les uns les autres.

I Thessaloniciens^ IV, 9.

Soyez pleins d^'affection les uns pour les autres, pleins d’amour fraternel ; soyez pleins de prévenances réciproques, et témoignez-vous de l’honneur... pourvoyez aux besoins des saints, exercez l’hospitalité.

Romains y XII, 10, 13.

Persévépez dans l’amourfratopiiel. N’oubliez pas l’hospitalité envers les étrangers.

Hébreux, XIII, 1, 2.

Que celui qui mange de tout ne méprise point celui qui ne mange point de tout, et que celui qui ne mange point de tout ne condamne point celui qui mange de tout, puisque Dieu l’a accueilli. Qui êtes-vous pour condamner les serviteurs d’autrui ? Qu’il tombe ou qu’il demeure ferme, cela regarde son maître... L’un met de la différence entre les jours, l’autre considère tous les jours comme égaux ; que chacun agisse selon qu’il est pleinement persuadé dans son esprit. Celui qui distingue les jours, les distingue pour plaire au Seigneur, et celui qui ne les distingue pas, ne les distingue pas aussi pour plaire au Seigneur. Celui qui mange de tout le fait pour plaire au Seigneur, car il rend grâces à Dieu, et celui qui ne mange pas de tout le fait aussi pour plaire au Seigneur, et il rend aussi grâces à Dieu... Ne nous jugeons donc plus les uns les autres, mais jugez plutôt que vous ne devez pas donner à votre frère une occasion de chute ou de scandale.

Romains, XIV, 3-6, 13.

Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie et toute espèce de méchanceté,disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu a pardonné en Christ.

Ephésiens, IV, 31.

Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si Tun a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné,pardonnez-vous aussi.

Colossiens, III, 12, 13.

Étudiez-vous à vivre tranquilles, à vous occuper de vos propres affaires et à travailler de vos mains, comme nous vous l’avons recommandé, en sorte que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux du dehors.

I Thessalonicieîis, IV, 11, 12.

Or il ne faut pas qu’un serviteur de Dieu ait des querelles, il doit au contraire avoir de la

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condescendatice pour tous, être propre à enseigner, doué de patience, il doit redresser arec douceur les adversaires.

H Timothée, II, 24, 25.

Avant tout, ayez les uns pour les autres une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés. Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, sans murmures.

I Pierre, IV, 8, 9.

Sachez-le, mes frères bîen-ainiés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à se mettre en colère, car la colère de Thomme n’accompHt pas la justice de Dieu.

Jacques, I, 19, 20.

Islamisme

Les femmes sont les moitiés inséparables des hommes.

Paroles de Mahomet, p. 47.

O disciples de Mahomet, je jure par Dieu qu’il n’est rien que Dieu abhorre tant que de

voir ses serviteurs, hommes et femmes, se rendre coupables d^adultère.

Ibid,, p. 39.

Un Musulman ne doit pas haïr sa femme ; et si celle-ci possède une mauvaise qualité qui lui déplaît, qu^il se réjouisse d’une bonne qualité qu’elle possède aussi.

Ibid., p. 57,

Celui qui supporte les torts patiemment et les pardonne accomplit une œuvre nécessaire.

Coran, XLII, 41.

S’il naît un différend entre les fidèles, pacifiez-le. Si Tun des partis s’élève injustement contre l’autre, combattez-le jusqu’à ce qu’il revienne aux préceptes du Seigneur ; s’il reconnaît son injustice, ramenez la paix parmi vos frères, parce que Dieu aime la justice.

Ibid,, XLIX, 9.

L’humilité et la courtoisie sont des actes de piété.

Paroles de Mahomet, p. 4.

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En vérité. Dieu est plein de douceur et aime la douceur. 11 donne aux doux ce qu’il refuse aux durs.

Ibid., p. 84.

Celui-là est le plus digne de respect auprès de Dieu qui pardonne, lorsque cela est en son pouvoir, à celui qui lui a fait du tort.

Ibid., p. 88.

En vérité. Dieu vous commande de rendre le dépôt à qui il appartient, et de juger vos semblables avec équité.

Coran, IV, 61.

O vous qui croyez, soyez vrais dans les témoignages que vous prêtez à la face du ciel. Que la haine ne vous porte point à commettre une iniquité. La justice est la sœur de la piété.

Ibid., V, 11.

Malheur à ceux qui pèsent à faux poids, qui en achetant exigent une mesure pleine, et qui, quand ils vendent, trompent sur la mesure ou le poids.

Ibid., LXXXllI, 1-3.

0 croyants sincères, soyez circonspects dans vos jugements, souvent ils sont injustes ; mettez des bornes à votre sécurité, ne déchirez point la réputation des absents.

Ibid., XLIV, 12.

Dieu aime ceux qui agissent avec équité.

Ihid., LX, 8.

Les serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui marchent avec modestie, répondent avec bonté à l’ignorant qui leur parle.

Ibid., XXV, 64.

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