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qui se cherche et celui qui s’est trouvé. Prenons dans la première catégorie, Ulysse et les Prétendants. C’est un sujet épique, traité à l’ancienne manière, d'un dramatique violent et tout extérieur, Ces corps de jeunes gens qui agonisent sur un pêle-mêle d'armures, d’amphores et de sièges renversés né produisent qu'une sensation physique. Il ÿ a cependant un jeune poète qui attend la flèche mortelle en s’appuyant sur sa lyre. Son œil, désorbité d’épouvante, voit la déesse terrible, invisible aux autres. Ce rhapsode hagard est la seule âme pensante dans ce massacre de bétail humain, — Regardez ensuite les Muses quittant Apollon. Une harmonie intime et supérieure préside à la composition et enveloppe toutes les lignes d’une même cadence. Le tableau est en hauteur et donne l’impréssion d’un fleuve de femmes qui tombe lentement d’une source sacrée. Apollon, auréolé comme un Christ, est assis sur un tertre élevé qu'ombragent de sveltes lauriers. Les Muses, vêtues de robes orientales, avec des fronts et des cheveux de madones, descendent les degrés abrupts du trône ét marchent vers le spectateur en portant leurs précieux instruments de musique. Les plus hautes et Îles plus proches du dieu tournent vers lui leurs têtes inspirées. Celles qui les pré-
cèdent et qui l’ont perdu de vue, regardent le ciel
avec mélancolie. Il y en a une qui baisse les pau-
pières en inclinant la tête. Elle écoute la mélodie
sortir sous forme de fleur d’une grande flûte qu’elle
presse sur son sein. Celle-là pourrait dire à son maître comme la douce Nichdali à Krichna : « Je
ferme les yeux pour mieux voir ton ima
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