RAC PET SRE RS N
lui promit d'écrire un opéra pour elle: promesse qu'il ne put remplir malheureusement. Elle nageait dans un rêve: des larmes chaudes tombaient de ses yeux rayonnanis. Jamais elle ne retrouva ce bonheur-la, Car jamais Wilhelmine né revit le maître. Mais, de tous les hommages, qui plus tard tombèrent comme une pluie de fleurs sur la femme célèbre, les graves paroles de Beethoven restérent son plus cher souvenir: »
Ce beau récit de Claire de Glümer n'évoquet-1l pas un essaim de pensées, dont le vol frissonne sur un gouflré insondable ? Qui oserait mesurer la portée de cette rencontre, la beauté du regard échangé entre ces deux êtres et le divin message qu'ils s’apportaient l'un à l’autre ? Regard du Titan captif, de l’Archange muet, mure dans sa prison de silence, sur la jeune prètresse de son art sacré. Testamenñt intime du génie souffrant et solitaire à la future Pythonisse du chant, triomphatrice et martyre, elle aussi, de son idéal. YVenues de ciels opposés, pour se rencontrer une seule fois, ces deux âmes $e reconnurent, se saluèrent et se dirent adieu, comme le Crépuscule ët PAurore, qui ne peuvent se joindre dans leur corse éternelle autour de la terre... mais qui savent qu un même soleil les darde dans l’immen-
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