The Iwo gentlemen of Verona, î\.çX. \s!l^ ^ç.. V
cherchent un moyen de passer le temps et proposent divers amusements, comme de raconter des histoires, de chanter et de danser. C'est ce que font aussi la reine d'Angleterre et .ses femmes dans Richard II *. Dans le prologue de la Femme dans la lune, Lyly s'excuse de présenter au public un sujet purement fantastique et lui dit : « Si beaucoup de fautes nous échappent dans ce discours, rappelez-vous tous que ce n'est que le songe d'un poète. » Dans le Songe d'une nuit d'été, dont l'idée première vient peut-être du mot même de Lyly, Shakespeare dit en finissant : ce Si nous autres ombres, nous .vous avons offensés, pensez seulement ceci (et tout est corrigé), que vous n'avez fait que dormir ici, pendant que ces visions apparaissaient. »
Ce sont ces rapprochements qui font aujourd'hui le principal intérêt des œuvres de Lyly. On aurait bien étonné les gentilshommes de la cour d'Elisabeth, si on leur avait prédit, vers 1587, qu'un jour leur écrivain favori, celui qu'ils regardaient comme le modèle du bon goût et du grand style, ne serait connu et lu que par quelques curieux, qui ne s'occuperaient pas de lui pour lui-même, mais uniquement pour y chercher la trace des commencements d'un jeune homme alors obscur, dont pas un d'eux peut-être ne savait le nom ni ne soupçonnait le génie. Ceux qui ont été les prédécesseurs des grands esprits, et qui ont contribué en quelque façon à leur éducation, leur doivent d'être sauvés de l'oubli. Dante fait vivre Bru-