‹ Prédécesseurs et contemporains de ShakespeareChapitre 40 sur 89 · BoileaUf Art poétique^ ch · texte numérisé non relu

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oratoires qu'il emploie, de sa déférence pour le goût de ses compatriotes. Jonson donne des leçons au public; Corneille présente des excuses. L'un contredit l'opinion, l'autre s'y soumet. Ils professent ouvertement les mêmes maximes. Mais l'un les a embrassées volontairement et par choix, tandis que l'autre, les trouvant établies, s'y résigne plus par raison que par inclination. Jonson, qui pourrait user d'une complète liberté, s'impose à lui-même des règles sévères, dont Corneille s'affranchirait peut-être, s'il n'était retenu par la crainte de la critique. On ne sait guère en France que, quarante ans avant le Cid, au moment où le théâtre de Shakespeare jetait tant d'éclat, les idées classiques avaient déjà trouvé en Angleterre un défenseur plus zélé que l'auteur du Cid.

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