HENRI
Je voudrais être soldat Pour bien courir au combat
Sur la terre dure Où, des matins au couchant.
Le soc fait, au cœur des champs,
La saine blessure.
Fantassin ou cavalier,
Ou bien sombre canonnier.
Cela peu m'importe.
Pourvu que, coteaux ou bois.
Terre féconde, ce soit
Ton flanc qui me porte !
Plaines vertes, monts neigeux.
Ah ! me battre au milieu d'eux,
Quelle joie extrême !
Car ce sol, qui tant me pLiit, Qui garde ceux que j'aimais,
Nourrit ceux que j'aime I