‹ PrémicesChapitre 8 sur 32 · HENRI · texte numérisé non relu

HENRI

Je voudrais être soldat Pour bien courir au combat

Sur la terre dure Où, des matins au couchant.

Le soc fait, au cœur des champs,

La saine blessure.

Fantassin ou cavalier,

Ou bien sombre canonnier.

Cela peu m'importe.

Pourvu que, coteaux ou bois.

Terre féconde, ce soit

Ton flanc qui me porte !

Plaines vertes, monts neigeux.

Ah ! me battre au milieu d'eux,

Quelle joie extrême !

Car ce sol, qui tant me pLiit, Qui garde ceux que j'aimais,

Nourrit ceux que j'aime I

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