Lundi
Hier (2 2 Janvier, l'anniversaire de la naissance de Lord Byron), dîné avec G..., Guérin et Scudo. — famphitryonais, — Il y a eu de part et d'autre moins de verve que je n'aurais cru. Scudo amusant toujours, mais pas dans ses bons moments. Se livrant difficilement à l'ivresse physique de la table par un instinct incroyable de conservation. La panse tient une large place dans la vie de
cet homme. — Gaudin a commencé par la froideur, puis s'est échauffé et a été le seul de nous qui ait été au niveau de lui-même, mais l'astre s'est levé bien tard I
— Guérin souffrait physiquement, je crois, car il a été contraint et silencieux. Ne l'ai retrouvé que sous l'impression de cette double magie, musique Italienne et langue Italienne, puis il est retombé sombre, à part deux ou trois éclats causés par la gaîté et les folies de Gaudin.
— Moi aussi sans rien qui me lance, -— Ne peux me défaire de ce serrement de cœur que j'ai rapporté de Normandie. Il résiste à tout et à moi-même. Est-ce un pressentiment de quelque malheur ? Je ne veux point le penser.
Aujourd'hui, assailli au réveil de douleurs d'entrailles très aiguës. — Levé, — beaucoup souffert. — Ai eu froid même auprès du feu. — Ai lu, mais je souffrais trop. — Ai passé jusqu'à cette heure (2 heures) à aller du coin de la cheminée à mon canapé, ne pouvant trouver de position soulageante. Dans cet instant où j'écris, les douleurs sont passées, mais il y a malaise^ prostration, et chaleur fiévreuse dans les maihs. Je ne sortirai pas.
J'ai vu hier Apollina. — Mieux de façons qu'autrefois, sans être bien encore. Et qu'on dise qu'un amant n'est pas une nécessité sociale pour une femme! N'est-ce pas l'éducateur définitif?, . i
PREMIER MEMORANDUM J'Jf