III' PÉRIODE : LA DYARCHIE IMPÉRIALE
68. — La dyaPChîe : Eq 727, Auguste abdiqua les pouvoirs dictatoriaux qui lui avaient été confiés et fit repasser, — c'est lui qui le dit, — l'État sous Tautorité du peuple et du Sénat. Ce maître absolu du monde romain joua jusqu'à sa mort au simple particulier, — et l'on fit semblant de le croire!
69* — Le régime fondé par Auguste et qui se perpétua jusqu'à Dioclétien, régime de despotisme inavoué, a été appelé par les romanistes la dyarchie. Le pouvoir, en effet, se partage — plus théoriquement que pratiquement — entre l'empereur et le Sénat. Il y a les provinces du Sénat et les provinces de César : le stipendium, impôt des provinces sénatoriales, est versé dans Vœrarium (trésor public); l'impôt des provinces impériales dans le /î^cw^ (trésor du prince).
Le Sénat peut prononcer la déchéance de l'empereur : il le fit pour Néron qu'il condamna au dernier supplice; il peut, justice posthume, faire briser ses statues. — En principe, il nomme l'empereur. Enfin, il conservera pendant quelque temps l'apparence ou illusion du pouvoir législatif*. Les apparences sont sauvées (assez mal, du
1 M. Coq à son oonn de droit ptibllc romain.
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reste, quand l'empereur est un Tibère, un Caligula ou un Élégabal). — Le masque du despotisme ne sera arraché que par Dioclélien.