‹ Première et seconde années de droit romainChapitre 139 sur 227 · CHAPITRE I Formes des testaments · texte numérisé non relu

CHAPITRE I Formes des testaments

)i. — 1'® Epoque : testament calatis coût- Dans le vieux droit romain, le testameot se calatis comitiis^ c'est-à-dire dans une réunion comices curiates, ce qui ne laisse pas d'être immode, car les comices curiates ne se réunisque deux fois Tan, et la mort pourrait ne pas les ndre. Le testament calatis comitiis est une vérie loi rendue par les curies, qui consacre la inté du testateur*.

62. — (Suite) Testament PER jES et libram: Dès premiers temps de Rome, on voit apparaître, à ! de la forme patricienne du testament calatis litiis, le testament per œs et libram qui n'est en me qu'une mancipation de Thérédité.

63. — Dans le principe, le testateur mancipait lement et directement son hérédité à Théritier 1 voulait instituer, ce qui présentait un double )nvénient : Théritier était connu; sa désigna-

Ulus, 2, 101.

LA PREMIÈRE AiNNÉE DE. DROIT BOMAIN. 267

tion était irrévocable. Plus tard, le familial emptor ne fut plus qu'un figurant chargé de remettre rhérédité au successeur ioconnu que le testateur avait désigné dans les tablettes closes de son testameot.

Après raccomplissemênt des cérémonies de la mancipation, le testateur faisait une déclaration conçue en ces termes ; a HaRC iia ut in ceris tabulisque scriptasunt^ ita volo, ilarogo, iùatestom. Cette attestation solennelle s'appelait la nuncupatio. Nuncupare, d'après Festus, c'est « palam tiominare » désigner publiquement. Le testament per œset libram existait encore pendant les premiers siècles de l'empire \

764. — Testament in procin^ctu : les militaires pendant cette première époque font leur testament in procincius, en présence de l'armée, sur le front de bataille : « procincius est armatus expeditiisque exercitus ». C'est ainsi que cinq cohortes de l'armée de Métellus firent leur testament avant de monter à l'assaut de Contrébie ^*.

765. — Testament nuncupatif: Le testament parement nuncupatif consiste dans une simple déclaration verbale en présence de sept témoins. C'est le testament des hommes que la mort presse. C'est par un testament semblable que le poète Horace institua Auguste son héritier ^

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