‹ Première expédition de Jeanne d'ArcChapitre 6 sur 25 · IG · texte numérisé non relu

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rieuse forteresse de Fleury, veillail sur sa proie. Abrité par ses longs chemins couverts, il pouvait s'élancer sur les voituriers et les guides et les « destrousser » s'ils n'étaient secourus à temps.

Plusieurs passages du .lunrnal du siège semblent indiquer, ainsi que je l'ai dit, que, dans les derniers jours, les assiégés avaient pleine connaissance du piège à eux tendu entre Saint-Loup et Saint-Pouair, dans la profondeur des bois, et qu'ils cherchaient à l'éviter.

Si donc, comme tout induit à le croire, le blocus était réellement achevé quand, le 27 avril, Jeanne partit de Blois pour secourir la ville, le péril était imminent, la ruine inévitable et prochaine. Grâce à l'énergique dévouement de ses défenseurs, Orléans était libre encore ; mais enfermé dans un cercle complet de formidables bastilles, atteint déjà par la famine, il devait infailliblement succomber (1).

Il convient maintenant de préciser, autant que possible, la topographie des lieux où le convoi amené par la Pucelle dut naturellement aborder pour franchir cetle lione d'investissement.

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