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qui est venu ce printemps icy, nous a dit que deux cents Iroquois doivent venir à nostre village: nous ne sçavons point si c'est en paix ou en guerre.
Réponse de M. de Lamothe. — Vous ne devez rien craindre, Miamensa ; vostre nation est comprise dans le traité de paix, comme estant les enfans d'Onontio. Je ne crois pas que les Iroquois aillent chez vous en si grand nombre; il en viendra icy quelques-uns pour amener des prisonniers, et ils s'attendent que vous y en amènerez aussi.
Le missionnaire, qui est chez vous, ne vous a-t-il rien annoncé de la part d'Onontio?
Miamensa. — Il ne nous a dit autre chose de la part d'Onontio, que d’estre fermes dans nostre rivière, de ne point lever nostre feu, qu'il ne lèveroit point le sien, qu’il alloit faire des maisons et de grands logemens :.
M. de Lamothe. — Vous pouvez aller vous reposer et ensuite vous n'avez qu'à venir trois à chaque repas, vous mangerez à ma table.
27 Juin 1702.
Miamensa en présence des autres nations. — Par deux robes de castor, quatre peaux de bœuf et une peau de chevreuil à M. de Lamothe. — Les deux chefs, qui sont morts à Montréal, vous font présent de leurs robes, qu’ils ont laissées chez eux en partant, et ces peaux sont pour leur faire des souliers. Nous n'avons point d'esprit, mais nous ne 1. Cet article fait bien voir que ce missionnaire leur a parlé tout autrement qu'il
ne l’a mandé à M. de Lamothe dans sa lettre treizième, et qu'il a fait ce qu’il a pu pour les empescher de s’y venir establir. (L. C.)
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