PE EST
leur esprit. Je suis caution sur ma vie que cela n’arrivera point, et je ne crains point leur crédit en tout cecy.
Permettez-moy, en finissant cette lettre, de vous prier de vouloir bien me taire part de vos lumières en me mettant dans un chemin, par où je puisse gagner l'amitié des Révérends Pères Jésuites. Je ne demande pas mieux que de marcher dans cette voye qui esblouit aujourd’huy les yeux de toute la terre, et qui est le torrent auquel il semble que tous les hommes se laissent entraisner. Cela me sera aisé, tant que je n'auray que mes intérests particuliers à démesler avec eux; mais lorsqu'il s'agira de faire exécuter les intentions du Roy, et qu’ils s'y opposeront en me disant qu'ils les scavent mieux que moy, il s’agit de me prescrire ce que je dois faire en ce cas-là pour demeurer dans le chemin de leur amitié.
C'est ce que je n'ay pu faire jusqu'à présent. Peut-estre que je feray mieux à l'avenir sur les idées que vous m'en donnerez, si vous avez cette bonté.
Je vous supplie de vouloir m’accorder l'honneur de vostre protection auprès de M. de Fontchartrain en Iuy parlant en ma faveur, touchant les grâces que je luy demande. Vous avez pris plaisir de me faire du bien par le passé; j'en auray une éternelle reconnoissance; j'espère que vous me continuerez la mesme grâce, puisque je suis avec un très
grand respect, | Monsieur,
Vostre très humble et très obéissant serviteur.
Signé : LaAmMOTHE CapiLLac.
ce] dre
aus:
fass
roit
qui
era