RÉTABLISSEMENT DU FORT DE.CATARACOUY
Extrait d'une lettre du comte de Frontenac au Ministre.
4 novembre 1695.
Les pensées que vous avez eues sur les négociations des Iroquois se sont trouvées justes; mais leurs fausses finesses et supercheries ont esté inutiles et ont mesme tourné contre eux, puisque la guerre n’en a pas discontinué par la quantité de partis que je n’ay pas laissé d'envoyer, et que nos Sauvages alliez en ont mieux reconnu leur perfidie et la nécessité où ils
for!
ce] doi ce tell idé qu l'en met culi(
tesn
spé pris Ce temp homi restal on a toute.
la sor des lc desqu travai mand quitté nécess
Not
ns de sont de s'attacher davantage à nous, ne pouvant trouver de (] seureté que dans nostre protection. | | ty un Le détachement que j'avois fait pour le restablissement du sh oient fort Frontenac estoit parti quelques jours auparavant la ré- à t, au ception de vostre lettre, ct le désistement de cette entreprise, | naire= dont les principaux chefs des Outaouaks, qui estoient des- \ congé cendus à Montréal, avoient esté témoins oculaires, auroit 4 kinak tellement décrié les François dans leur esprit par les fortes j IVAges idées qu'ils auroient conceues de nostre foiblesse ou de l'envie ak du que nous aurions de renouer de nouvelles négociations avec s pro- l’ennemy, que cela auroit esté capable de les aliéner entièrece avec ment de nous, et de les faire songer à faire leur paix en partire du culier, sans nostre participation, après la joye qu'ils avoient tesmoignée publiquement de pouvoir, par ce rétablissement, espérer de trouver une retraite asseurée dans toutes les entreprises qu'ils voudroient désormais former contre les Iroquois. Cette expédition s'est faite heureusement, en très peu de temps et à fort peu de frais. Nous n'y avons pas perdu un PUY. homme, et quoyque je n’eusse prétendu pour le présent faire MU restablir que de pieux les bresches qui se trouveroient au fort, ona trouvé le moyen, en huit jours de séjour, de les refaire ustre. toutes de pierre, sans qu'il en ayt cousté un sol au Roy, de la sorte qu’il estoit avant qu'on l'eust abandonné, à la réserve C0 : des logemens, qui avoient esté bruslés, et à la construction s des desquelz la garnison de quarante-cinq hommes qu'on y a laissée nesses travaillera tout l'hyver, M. le chevalier de Crisafy, qui comontre mandoit ce détachement, et qui s’en est très dignement ac- Lantité quitté, ayant laissé au commandant tous les bois et matériaux Lvages nécessaires et prêts à mettre en œuvre. | où ils
Nous ferons en sorte, M. l’Intendant et moy. que la dépense
de l’entretien de ce fort sera modique, et les avantages qu'on #
en retirera considérables, du moins suis-je asseuré que ce $ js qu'on prendra des fonds du Roy pour cela ne sçauroit estre à se plusutilementiemployé + 4 nn à nu ee + € tie
Sij'ay eu, en de certaines rencontres, quelque fern: té à sous- ê Fe tenir mes sentimens contre les reflexions et remonstrances de li ee certaines personnes, qui souvent, en ce pays, veulent raisonner e ee
de la guerre et sur des choses qui ne sont ps de i.ur mestier,
x Û 2 2 A pot j'ay eu du moins l'avantage que mes pensées ont réussi, ct
que je n'ay rien entrepris qui n'eit eu de favorables succès. Ÿ Le Aussi ay-je essayé de prendre toutes les précautions possibles 4 nat quand j'ay voulu les exécuter, et c'est ce qui a fait que, lors- 4 pas qu'on m'a proposé de certains desseins, où je jugeois qu'on à qu'i n’en pouvoit pas prendre d’assés grandes, j'ay creu les devoir à suce remettre à d’autres temps, et jusques à ce qu’on eust pris les | dep mesures qui devoient précéder leur exécution pour ne pas ï au? nous exposer à quelque fascheux revers, qui destruiroit en un À lag: seul jour tous les avantages, que nous avons eus depuis six 4 É années. î M.
La mesme raison m'a fait encore retarder cette marche gé- ë dis, nérale de toutes nos troupes, jointes aux habitans et à tous 4 quite nos Sauvages alliés, pour aller tambour battant et à teste levée 4 n'est enlever Onontagué, parce que j’ay creu qu'il seroit très difli- 4 sero: cile et très hasardeux de Ie tenter dans les conjonctures où tirez nous avons esté les dernières années, par le peu de troupes 4 ériés que nous avions, et dont beaucoup ne sont pas capables de le pl telles entreprises, et qu’il falloit attendre que vous en eussiez de c« augmenté le nombre, pour ne pas laisser le pays en proye nuel. soit aux Anglois, s'ils venoient l’attaquer par en bas, soit aux feroi
Flamands de Manhate et d'Orange, si, après nous avoir laissés terre
qu'on
jue ce estre sousces de onner esticr, si, et uccès.
ssibles , lorsqu'on devoir ris les ne pas en un is six
he géà tous levée difies où oupes bles de ussiez proye bit aux laissés
Ez
rt
Aie