‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 120 sur 304 · LAMOTHE CADILLAC VIENT A QUÉBEC · texte numérisé non relu

LAMOTHE CADILLAC VIENT A QUÉBEC

Extrait d'une lettre dd MM. de Callières et Beauharnoïs.

Les directeurs de la Compagnie ont promis, aussitost que toutes leurs pelleteries, provenant du commerce des forts du Détroit et de Frontenac, seront arrivées, qu'ils satisferont aux caigagemens qu'ils ont pris avec les sieurs de Callières et de Champigny, qui y tiendront la main, et lesieur deChampigny rendra compte de ce qui se sera passé là-dessus.

On fera jouir la Compagnie de la colonie du fort Fron-

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| tenac conformément aux clauses et conditions que Sa Majesté 1 l'es ; a bien voulu leur accorder, et on les appuyera dans le com- bo Ë merce qu’ils doivent faire à l’exclusion de tous autres. K dép | Le sieur de Caillières donnera la protection au sieur de aur Lamothe, et il a desjà, par avance, fait inviter les Sauvages n'ay qui sont descendus cet été à Montréal, à aller s’establir au char Détroit. N Les directeurs ac la Compagnie de la coionie ont eu raison | de la de vous faire sçavoir que la despense qu'ils sont obligés de du 1 faire pour le transport des choses nécessaires aux officiers D scror de la garnison, est grande, par rapport à ce qu’il a fallu - leurs porter pour leur establissement ;mais ils n'ont pas lieu de s’en Sault plaindre, puisque nous apprenons par ceux qui viennent d’en permi descendre qu'avec les 15,050 livres que le Roy leur a accor- eux, dées les pelleteries qui en sont descendues à Montréal et le bois, t reste des marchandises qui sont encore à ce fort, ils ont ment présentement de quoy se dédommager, et il nous paroist subsis qu'il ne leur en coustera pour cette année que les rafraischis- Ainsy semens qu'ils ont portés aux officiers, les gages des quatre feront chasseurs avec quelques marchandises pour traiter du bled fassent d'Inde, en outre de celui qu'ils ont cueilli sur le lieu pour la No subsistance de la garnison et de leurs gens. — Ces despenses Tonty diminueront encore à l'avenir, à mesure que l'on fera une plus bien € ' grande récolte et qu’on aura une ménagerie sur les lieux. rendre À Puisque Sa Majesté désire que les soldats se fournissent le que no Ë bois nécessaire pour leur chauffage, les sieurs de Callières et venu f. ; ' de Beauharnois donneront sur cela les ordres nécessaires. — est rest

Les soldats du fort Frontenac couperont leurs bois, comme : ils font ailleurs, et on les leur fera traisner par le moyen de L | deux chevaux qu’on a acheptés, et qui y sont desjà. — Et à

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l'esgard de ceux du Détroit, comme il n’y a eu encore ni bœufs ni chevaux, on leur donnera quelques douceurs aux dépens du Roy, dont on conviendra pour les peines qu'ils auront à le traisner, tant pour eux que pour leurs officiers, n'ayant pas assez de domestiques pour faire leur bois et le charrier.

Nous n’estimons pas qu’il soit à propos que la Compagnie de la colonie ait la liberté de faire le commerce hors des forts du Détroit et de Frontenac, — parce que les Sauvages qui seronthabitués aux environs, viendront facilement y chercher leurs besoins de la mesme manière que font les Sauvages du Sault et de la Montagne à Montréal, au lieu que s’il estoit permis à cette Compagnie de porter des marchandises chez eux, elle feroit seule, sous ce prétexte, dans la profondeur des bois, tout le commerce du Canada, — ce qui ruineroit entièrement celuy des kabitans et marchands de Montréal, qui ne subsistent qu'avec peine du peu qu'il s’y en fait à présent. Ainsy, les sieurs chevalier de Callières et de Beauharnois feront entendre au directeur de la Compagnie, qu'ils ne fassent le commerce que dans le contour de ces deux forts.

Nous ne dautons pas que les sieurs de Lamothe et de Tonty ne donnent tous leurs soins et leur application pour le bien et l'avantage du poste du Détroit dans la vue de se rendre dignes des grâces, que Sa Majesté leur fait espérer et que nous avons fait connoistre au sieur de Lamothe, qui est venu faire un tour icy, et ferons sçavoir au sieur de Tonty qui est resté sur les lieux.

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OPPOSITION DE MISSILIMAKINAK

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