DE LEUR TRANSMIGRATION
Lettre du Père de Carheil à Lamothe Cadillac.
A Missilimakinak, ce 25 juillet 1701.
Monsieur,
Après avoir en effet désiré depuis tant d’années, comme vous me le marquez, l'establissement du Détroit, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m’escrire pour m'en apprendre l'heureuse nouvelle n’a pu m'estre que fort agréable. Je me ferois un plaisir de vous y aller rendre, dès à présent, les services dont je suis capable, si l’estat de cette mission me le permettoit. Mais vous sçavez que tout le monde d'icy est descendu à Montréal pour l'assemblée générale qui s’y doit tenir. Il faut attendre leur retour avant que de pouvoir faire aucun mouvment, ne devant prendre d’autres mesures, que
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celles qu’ils auront prises eux-mesmes avec monsieur le Gouverneur, sur le dessein de leur transmigration prochaine, dont ils ne manqueront pas de l’informer pour apprendre làdessus ses volontés. Cependant, je vous puis assurer qu’en quelque lieu que j'aille, soit immédiatement au Détroit, soit aux environs, j'y seray toujours parfaitement disposé à vous témoigner efficacement par tout ce qui pourra dépendre de moy, que je suis avec respect, Monsieur, vostre très humble et très obéissant serviteur, ESTIENNE DE CARHEIL, de la Compagnie de Jésus.
Note de Lamothe Cadillac. — Par cette première lettre, le P. de Carheil, missionnaire des Hurons de Missilimakinak, prouve, selon luy, la nécessité de l’establissement du Détroit, puisqu'il convient l'avoir désiré depuis tant d'années ct en apprendre avec plaisir la grande nouvelle.
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LE GOUVERNEUR A ANNONCE A CADILLAC LE DÉPART PROCHAIN DES HURONS ET DES OUTAOUAS POUR LE DÉTROIT. LES PÈRES DE CARHEIL ET MAREST LES EMPÈCHENT D'Y VENIR.
Lettre du Père Joseph Marest à Lamothe Cadillac.
A Missilimakinak, ce 28 juillet 1701.
Monsieur,
Vous me faites justice de croire que je contribueray de tout mon possible à l’establissement du Détroit et que si je ne le puis faire autrement, je le feray au moins par le foible
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