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secours de mes prières auprès du Seigneur. Outre mon inclination naturelle et la volonté de nos supérieurs, vostre lettre m'y sera encore un nouvel engagement ; estant dansles sentimens que vous marquez, il n’y a point de missionnaire qui ne se doive faire un plaisir d'y aller. Vous ne pouvez mieux faire que d'exécuter le dessein, dont vous me parlez touchant l'eau-de-vie. C'est le moyen de faire réussir cet establissement. Nisi Dominus ædificaverit domum, in vanum laboraverunt qui ædificant eam. Vous ne pouvez mieux seconder les intentions du Roy, qui, dans ces sortes d’establissements qui regardent aussi les Sauvages, a pour but principal le salut de ces pauvres âmes, dont le commerce de l’eau-de-vie les rend incapables.
Nous attendons incessamment le retour de nos Sauvages. Ce sera pour lors que nous sçaurons leurs véritables résolutions ct les intentions de M. de Callières et de nos supérieurs. Pour moy, je suis tout prest dès cet automne, si on le souhaite. Soit que ce soit l’automne, soit que ce soit le printemps, soit qu'on m’envoye mesme en un autre endroit (car vous sçavez que nous sommes enfans d’obéissance), je seray toujours avec beaucoup de respect, Monsieur, vostre très humble et obéissant serviteur,
JosepH MAREsT,.
de la Compagnie de Jésus.
Note de Lamothe Cadillac. — Pour la deuxiesme lettre, le P. Marest, missinnnaire des Outaouas, n’agitque par un esprit pharisaïque, n'ayant point voulu exécuter les ordres de M. le gouverneur général, ni mesme ceux qu'il a reccus (du moins suivant les apparences) de son supérieur de Québec.
« Art, 2° de la lettre escrite par M. de Callières à M. de Lamothe au Détroit, en date du 24 d’aoust 1701 : « J'espère que les Hurons
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ct la pluspart des Outaouas iront vous joindre au Détroit dès cet automne, et je marque aux RR. PP. Marest et de Carhcil que je les prie de les accompagner, afin de convenir avec vous du lieu où il sera le plus à propos qu'ils s’establissent. » : Ces deux missionnaires, bien loin de se conformer à l’article de cette lettre, mirent tout en usage pour empescher les Sauvages d'y venir. Cela se voit dans les conseils qui ont csté tenus dans le fort
de Ponchartrain, en date du 30 octobre ct du 4 décembre 1701.