INTRODUCTION. LXXXVII
Selon ces négociants, la vente certaine de cent mille chapeaux, anten France qu'au dehors, devait d'abord assurer celle de cent illiers de livres de castor, une livre de castor brut donnant uit onces de castor de matière toute préparée pour chapeaux, Le l'on pouvait vendre 25 francs, bien meilleurs que ceux que on débitait alors. Il fallait, du fort au faible, pour les chapeaux ue l’on voulait très légers huit onces, mais il convenait que l’on
vendit plus des deux tiers au-dessus de dix onces.
Les négociants disaient encore que les Fermiers Généraux étaient pas aptes à régir une affaire où plus de facilités dans la ente pouvaient aussi amener plus de débouchés et plus de pros. D'habiles négociants, écrivaient-ils, troquent leurs marchanses contre des marchandises. C’est un abus de vouloir vendre
os denrées pour de l'argent. La nature a distribué ses dons de
banière que nous eussions besoin les uns des autres, et, si nous oulons envoyer nos denrées dans les pays étrangers, nous depns en même temps en tirer en échange celles qui pourroient ur procurer quelque utilité. Ce ne sont pas les fermiers qui
treront dans ces vues. »
D'après les faits que je viens d'exposer, la traite des pelleteries, jen gouvernée, n’était pas aussi exposée à périr que les Fermiers
M. de Champigny voulaient bien le dire. Il ne fallait pas non us abandonner les postes, car aussitôt les Anglais trouveraient moyen d'y entrer et d'y rester.
C'était assez déjà que, maîtres du castor de la Baïe du Nord, et Brticuliérement du port Nelson, ils en eussent de quoi fournir
Hollande, l'Allemagne et l'Espagne. Seulement il fallait iller sur jes proportions possibles à établir, Mais, comme je l’ai ontré, l'on n'était pas d'accord à ce sujet. Or l’Intendant s'éverait, pour diminuer la traite, à diminuer le nombre des congés.
M. Voici la base sur laquelle les négociants fixaient le prix d’un chapeau. es Fermiers vendaient la livre de tous castors, du fort au faible, 10 livres. l'revenait, aux ouvriers travaillant de leurs mains à la fabrique du chapeau, à 35 sols:
ux teinturiers, travaillant encore sous les chapeliers, 20 et 25 sols de façon r chaque chapeau, apprêt était payé 10 sols.
e droit coûtait 10 autres sols,
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