‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 21 sur 304 · LXXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXXVIII INTRODUCTION

Il s'était déjà plaint, en 1690, que les permis, qui ne devaient pas dépasser le nombre de vingt-cinq à trois hommes par canot, n’employaient pas moins de 143 hommes, tandis que dans pensée 80, faisant la traite aux Outaouas et aux Illinois, suffisaient, En tout cas, suivant lui, il ne fallait pas excéder 40 congés; ave: ce chiffre, le Gouverneur devait avoir le moyen de faire porter sa ordres, ce qui éviterait de grandes dépenses, auxquelles on était obligé en envoyant des voyageurs exprès, missions qui, à l’entendre, pouvaient couvrir des fraudes et cacher des trafics se. crets, comme les congés mêmes, que le Comte distribuait.

A la vérité, écrivait l’'Intendant, le 4 novembre 1693, « ce son: d'agréables ordres, quand ils procurent à un particulier le moyer de gagner considérablement, estant certain qu'ils produisent, pa chacun canot, 400 livres de profit, sans risque, à le négocier dan: Montréal, et 3ou4,o0olivres en le faisant valoir. Il est bien fâcheur de voir accorder toutes ces grâces, pour la plus grande partie, à un: seule famille du pays, qui est celle du capitaine des gardes de M. de Frontenac, dont sont trois officiers, qui ont monté pendar que d’autres familles n'y ontaucune part. Il m'a été rapporté pr différentes personnes que le secrétaire de M. de Frontenac faisoï de grands profits sur les dits ordres ou congés, qu'il avoit recu. cette année, d’un seul homme sur le castor qu’il avoit descendu deux mille livres pour lui avoir procuré ies moyens de monte:

« Je n’ay osé toucher cette corde, terminait M. de Champigni car ce seroit tout perdre, mais l'affaire est assez de conséquent pour vous en donner avis. »

J'ignore jusqu'à quel point il fallait admettre les accusation de M. de Champigny contre le secrétaire de M. de Frontent qui, du reste, n'avait point d’appointements, quoique les secr: taires de province en eussent en France, Peut-être, en se payar d’abord lui-même, le secrétaire faisait-il comme Gil Blas avec duc de Lerme. Venu en 1672 en Canada parfaitement ruinc

Ces divers déboursés s'élevaient ainsi à 14 livres environ,

11 fallait ensuite faire une part pour la subsistance du chapelier, compter : loyer de maison, celui de sa boutique et autres frais, — et enfin lui assurer profit.

D’après ces calculs, chaque chapeau pouvait être vendu 24 livres 9 sols 10 { niers.

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