RELATION DE PÉNICAUT. SI
traire, les : : se x F ‘ terre, pour continuer jusqu'à la rivière du Nord, où est le vil- ; lage de don Pedro. » M. de Saint-Denis, après y avoir resvé ns . un moment, dit à Jalot qu'il vouloit bien se confier à luy et «Je le croy
ys est plus
qu'il falloit qu'il prist bien ses mesures pour tascher de réussir dans ce voyage, où ils couroient risque tous deux de ete diraÿs perdre la vie, s’ils venoicent à estre descouverts; que pour luy us de ces il cstoit résolu de risquer la sienne et de partir dans trois
femme jours, que c'estoit là le temps qu'il luv donnoit pour s’y préma ÎC
: ad parer. M. de Saint-Denis ne luy en dit pas davantage. Les ceinte, qué
éutle trois jours escoulés, le matin du quatrième, il alla déjeuner in, son F
. avec M. de Tissenct, et luy dit, au sortir de table, qu'il alloit Dlus de trois ne .
4 d faire une partie de chasse dans les bois avec Jalot. Il quitta
femme ny de vé des lettres s résolu d'aller
: lustost la vie, plusto
le commandant des Nassitoches pour venir trouver Jalot, qu'il trouva occupé à remplir un sac de viande et de pain, pour vivre dans les premières journées de marche au départ
trou- du village. Ils prirent ensuite chacun un fusil avec une proviuoy Vous !
alot. Ce voyage
ous l'imagincz:
sion de poudre et de plomb, etils partirent dans un canot, avec lequel ils remontèrent la rivitre pendant quatre lieues. Lors- ” qu’ils furent arrivez à l'endroit où Jalot avoit dit qu'il faupour vous CON
droit mettre pied à terre, celui-ci attacha le canot à un arbre sans que nous
qui estoit au bord de la rivière, et ils allèrent ensemble, à nv penses pass ; s Le { ‘ sde droite, dans les bois, où ils marchèrent pendant deux heures ; apparen as te Fe .
. : s, sans ils s'y reposérent ensuite jusqu'à la nuit. Après qu'ils eurent ents HEUCSs 97
y si bien, luy dit
e fois en ma Vic: : Rs :
t si VOUS pendant lequel 1ls se reposèrent. Le quatrième jour les vi-
mangé un morceau de leur petite provision, quand la nuit fut venue, ils se mirent à continuer leur chemin jusqu'au jour, contre, € us prétexte de la eues d'icy, en TE’
s mettrons pied à
vres comimencerent à leur manquer. Jalot dit alors à M. de Saint-Denis qu'il falloit s'avancer plus loin, dans le fond du bois, pour trouver à chasser, parce qu'il connoissoit un çndroit où il y avoit ordinairement du chevreuil.
Il mena M. de Saint-Denis à une lieue plus loin; là ils trouvèrent un ruisseau, où ils rencontrèrent plusieurs chevreüils. M. de Saint-Denis en tua un que Jalot despouilla, et, après l'avoir coupé par morceaux, il alluma en cet endroit du feu et il fit rostir une partie des meilleurs morceaux, ce qui leur dura pendant quatre jours. Ce fut ainsy qu'ils vescurent pendant deux mois qu'ils furent en ce chemin, vivant du bout de leur fusil, et marchant la nuit et se reposant le jour. La dernière journée qu'ils estoient à se reposer dans un bois, qui n'estoit esloigné du village de don Pedro que d'une licue et demie, M. de Saint-Denis demanda à Jalot, comment il s'y prendroit pour le faire entrer dans la maison de son beaupère sans estre aperceu. «II faut attendre, luy dit Jalot, qu'il soit minuit passé, parce que les Espagnols, dans l’esté, se promènent fort tard. Au reste, ajouta-t-il, vous n’aurés qu’à me laisser faire et à me suivre; je vous feray entrer par le jardin qui est derrière la maison de don Pedro. Il y a une haye qui le ferme ; à un des bouts de la haye, il y a un endroit par où j'ay souvent entré la nuit, quand je revenois de voir une Espagnolette, que je connoissois dans le temps de vostre mariage. » M. de Saint-Denis se prità rire, et luy dit: « Nostre voyage est bien avancé, et j'en ay bon augure, puisque c’est l'amour qui le conduit. » Jalot luy respondit : «Le sort en est bien diflérent, vous estes asseuré de retrouver dona Maria, une cspouse qui vous aime, ct moy, je ne suis pas certain de retrouver une maistresse qui est peut-estre mariée.» Ilss’entretinrent l'un et l’autre jusqu'approchant la nuit. Ensuite Jalot tira de son sac un morceau de chevreüil rosty, enveloppé dans une servictte, qu'il estala devant son maistre, mais
M. de Saint-Denis n'en put manger. Pour Jalot, qui avoit
n ; là ils trou-
s chevreüils.
Ila, et après et endroit du rceaux ; CE qui u'ils vescurent vivant du bout ant le jour. La ns un bois, qui je d'une lieue et comment ils y
on de son beau-
y dit Jalot, qu'il , dans l'esté, SC vous n'aurés qu'à ray entrer par le edro. Il y a une
ilvaun endroit
le temps de vostre + luy dit: « Nostre sure, puisque c'est it; «Le sort en est er dona Mari, UNE is pas certain de remariée.» 1iss'entre-
Ensuite Jalot
son maistres >our Jalot, qui avoit
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